Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ibrahim Bougali, a annoncé la mise en place d’un comité spécial chargé d’élaborer une proposition de loi sur la criminalisation du colonialisme. Cette initiative majeure s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’Algérie pour préserver sa mémoire historique et établir un cadre juridique concernant la période coloniale.
Un comité représentatif pour une loi historique
Lors d’une allocution officielle, Ibrahim Bougali a précisé que le comité spécial comprendra des représentants de tous les groupes parlementaires. Cette composition inclusive vise à garantir une approche consensuelle dans l’élaboration de ce texte de loi particulièrement sensible.
La question mémorielle au cœur des priorités
Le président de l’APN a souligné que la question historique en Algérie ne peut être utilisée comme moyen de pression ou de négociation. Il a rappelé les propos du Président de la République qui avait clairement affirmé que le dossier de la mémoire ne s’érode ni par le temps ni par l’oubli, et qu’il n’est pas sujet à compromis ou à marchandage.
Un projet inscrit dans la continuité diplomatique
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de relations internationales, notamment avec l’Union européenne. Dans ce cadre, l’Algérie poursuit également un réexamen de l’accord de partenariat avec l’Union européenne, démontrant sa volonté de redéfinir ses relations internationales sur des bases équitables.
Un cadre juridique attendu
La création de ce comité spécial marque une étape décisive dans le processus de formalisation juridique de la question mémorielle. Le futur texte de loi devrait permettre d’établir un cadre légal clair concernant la criminalisation du colonialisme et ses implications contemporaines.
