Les races locales d’élevage en Algérie font face à un déclin préoccupant, notamment dans le secteur bovin où les races traditionnelles comme la Guelmoise et la Sétifienne se raréfient. Cette situation alarmante s’accompagne d’une baisse significative du cheptel national, passant de 1.319.861 têtes en 2015 à 1.107.680 en 2021 selon l’Office national des statistiques.
Une situation critique pour les races locales
Les professionnels du secteur de l’élevage en Algérie tirent la sonnette d’alarme lors de multiples rencontres régionales. À Sétif, lors d’une réunion importante avec les représentants de la Chambre nationale de l’agriculture, la question de la préservation des races locales a été mise en avant, notamment face à la prépondérance des races importées.
Le défi de l’alimentation du bétail
Le manque de fourrage constitue un obstacle majeur au maintien des races locales. La production nationale, estimée à moins de 8 milliards d’Unités fourragères, s’avère insuffisante face aux besoins du cheptel. La spéculation sur le son de blé, atteignant parfois 4.000 DA le quintal, complique davantage la situation des éleveurs.
L’impact de la sécheresse sur l’élevage
Les conditions climatiques difficiles, particulièrement la sécheresse, affectent considérablement les zones de pâturage. Des villes comme Méchéria ou Naama subissent des vents de sable de plus en plus fréquents, conséquence directe du surpâturage et de la désertification croissante.
Les enjeux de la préservation génétique
Des études génétiques récentes révèlent une introgression importante des races locales par des races européennes, menaçant leur identité génétique. Cette situation met en péril le patrimoine génétique des races bovines algériennes, pourtant reconnues pour leur adaptation aux conditions locales d’élevage extensif.
Vers une stratégie de sauvegarde
Le ministère de l’Agriculture manifeste une volonté d’écoute envers les professionnels du secteur. Des initiatives sont en cours pour soutenir la production fourragère locale et préserver les races autochtones. La question reste néanmoins complexe dans un pays où l’équilibre entre production céréalière et fourragère doit être maintenu.
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