Le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau a réaffirmé ce dimanche 16 février sa position concernant les relations franco-algériennes. Lors de son intervention sur Europe 1/Cnews/Les Échos, il a notamment évoqué plusieurs sujets sensibles, dont la comparution de Robert Ménard et l’affaire Boualem Sensal, tout en suggérant une révision de l’accord de 1968.
La défense de Robert Ménard dans l’affaire du mariage refusé
Bruno Retailleau a vivement réagi à la comparution prochaine de Robert Ménard, maire de Béziers, devant la justice. « Mais on marche sur la tête », a-t-il déclaré concernant cette affaire où le maire a refusé de célébrer le mariage entre un ressortissant algérien et une citoyenne française. Le ministre souligne que l’individu concerné faisait l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’un nouveau texte de loi sera prochainement examiné au Sénat, visant à modifier les règles actuelles concernant les mariages avec des personnes en situation irrégulière.
L’affaire Boualem Sensal au cœur des tensions
Concernant la situation de Boualem Sensal, écrivain franco-algérien actuellement détenu, Bruno Retailleau a qualifié cette situation de « scandale ». Il insiste sur la nécessité de défendre l’écrivain, qu’il présente comme un représentant de la francophonie.
Une proposition de révision des accords bilatéraux
Le ministre français propose de « transformer fondamentalement » la relation avec l’Algérie. Il suggère notamment de revoir l’accord de 1968 et celui de 2007 concernant les visas diplomatiques. Cette position intervient dans un contexte où plusieurs acteurs politiques appellent pourtant à l’apaisement des relations entre les deux pays.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte plus large de débats sur les relations franco-algériennes, comme en témoignent les discussions actuelles sur le retour du délit de séjour irrégulier et la contribution de l’Algérie aux discussions internationales.
