Le ministre de l’Éducation nationale Mohamed Seghir Saadaoui a émis des directives strictes concernant les enseignants qui refusent de saisir les notes du deuxième trimestre. Des avertissements seront adressés aux professeurs qui empêchent les élèves d’accéder à leurs relevés de notes, une situation considérée comme une faute professionnelle grave.
Des mesures fermes face au refus de saisie des notes
Lors d’une visioconférence, le ministre a fermement insisté sur le fait que la persistance dans le non-respect des obligations constitue une faute professionnelle majeure. Cette situation pourrait entraîner l’application des procédures légales prévues dans de tels cas. Il a notamment souligné que la saisie des notes est une obligation professionnelle directement liée aux élèves, sans rapport avec les aspects socio-professionnels.
Protection du droit syndical et dialogue ouvert
Le ministre a donné des instructions aux directeurs de l’éducation pour garantir le droit syndical au sein des établissements éducatifs tout en maintenant un dialogue ouvert, conformément à la loi 23-02. Cette approche s’applique différemment selon que l’organisation syndicale soit représentative ou non.
Un engagement ministériel envers les partenaires sociaux
Le ministère maintient ses engagements concernant le calendrier de réception des propositions relatives au statut particulier et au régime indemnitaire. Les discussions sont prévues pour débuter le 6 avril 2025. Toutes les organisations syndicales, y compris le CNAPESTE, ont accueilli favorablement cette initiative et soumis leurs propositions.
Une situation sans justification pour la grève
Saadaoui a souligné que dans le contexte actuel, où toutes les organisations syndicales participent au dialogue et où le ministère maintient une politique d’ouverture, aucune justification ne peut être avancée pour soutenir une grève ou un boycott. Le boycott de la saisie des notes représente un manquement aux obligations professionnelles essentielles.
