Le tribunal de Chéraga a condamné une femme de 34 ans à 18 mois de prison ferme pour possession de cocaïne et de stupéfiants en vue de leur revente à Staoueli, près d’Alger. La prévenue, qui nie les faits, a été arrêtée dans un hôtel suite à des informations reçues par la police. Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue en Algérie.
Arrestation dans un hôtel de Staoueli
Selon les informations rapportées, la police a procédé à l’arrestation de la prévenue, identifiée comme « D.D. », dans un hôtel de Staoueli suite à des renseignements indiquant qu’elle se livrait au trafic de drogue. Lors de la perquisition de sa chambre numéro 402, les forces de l’ordre ont découvert :
- 11 grammes de cocaïne
- 15 comprimés de prégabaline (un médicament psychotrope)
- De la poudre de Doliprane
- Un téléphone portable contenant des messages relatifs à des commandes de stupéfiants
Profil de la prévenue et ses déclarations
La jeune femme condamnée est originaire de la wilaya de Skikda. Elle est titulaire d’un master en sociologie et travaillait dans des centres de soins corporels. Lors de son procès, elle a nié toute implication dans le trafic de drogue, affirmant :
- Être venue à Alger pour améliorer sa situation, son père étant gravement malade
- Avoir suivi une formation en acupuncture, esthétique non chirurgicale et massage après ses études
- Être tombée dans la consommation de stupéfiants mais ne pas être impliquée dans leur revente
La prévenue a également mis en doute l’origine des produits saisis, évoquant la possibilité qu’ils appartiennent à l’occupant de la chambre voisine, la porte de sa propre chambre étant endommagée.
Verdict et contexte de lutte contre le trafic de drogue
Le tribunal a finalement condamné la jeune femme à 18 mois de prison ferme pour possession de cocaïne et de stupéfiants en vue de leur revente. Elle a cependant été acquittée de l’accusation de contrefaçon de billets de banque. Un second prévenu, en fuite, a été condamné par contumace à 10 ans de prison ferme pour les mêmes chefs d’accusation.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre le trafic de drogue en Algérie. Récemment, plusieurs opérations d’envergure ont été menées par les forces de l’ordre :
- Saisie de 71 000 comprimés de drogue et de cocaïne dissimulés dans des climatiseurs au port de Béjaïa
- Démantèlement d’un réseau criminel et saisie de 2 kg de cocaïne à Skikda
- Démantèlement de trois réseaux de trafic de cocaïne et de stupéfiants dans la capitale
Ces opérations témoignent de l’intensification des efforts des autorités algériennes pour lutter contre le trafic de drogue et la criminalité organisée sur l’ensemble du territoire national.
