Le tribunal de Dar El Beida à Alger a rendu son verdict ce lundi dans une affaire impliquant une bande ayant semé la terreur dans les quartiers de Bab El Oued. Deux accusés ont été condamnés à 4 ans de prison ferme pour leur participation à un gang de rue et possession d’armes prohibées. L’affaire a mis en lumière la problématique des violences urbaines dans certains quartiers de la capitale.
Détails du jugement et des faits reprochés
Le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Dar El Beida a requis une peine de 4 ans de prison ferme à l’encontre de deux accusés. Ces derniers sont poursuivis pour avoir formé un gang dans le but d’agresser des habitants en utilisant des armes blanches prohibées. Les faits se sont déroulés dans le quartier de la Réconciliation nationale à Bab El Oued et dans le quartier du 5 juillet voisin, à l’est de la capitale.
Les deux accusés, nommés « M. Bilal » et « M. Amine », ont comparu devant le tribunal dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Ils sont poursuivis pour possession de substances psychotropes et formation d’un gang de rue dans le but de commettre des agressions avec utilisation d’armes prohibées.
Circonstances de l’arrestation
L’audience a révélé que l’arrestation des accusés est survenue suite à une descente effectuée par les éléments de la police judiciaire de Bab El Oued le dimanche précédent. Cette opération faisait suite à une violente bagarre impliquant un groupe de personnes, dont la plupart avaient des antécédents judiciaires. Les agresseurs avaient formé un gang de rue et utilisé des armes blanches prohibées telles que des couteaux, des machettes et des bâtons.
Lors de l’arrestation, la police a découvert 11 capsules de « prégabaline » (un médicament psychotrope) et une somme de 2000 dinars au domicile du premier accusé, « M. Amine ». Chez le second accusé, « M. Bilal », la fouille électronique de son téléphone a révélé deux photos de plaquettes de substances psychotropes, une vidéo le montrant en train de peser une quantité de drogue dure, ainsi qu’une balance électronique suggérant son implication dans le trafic de stupéfiants.
Déclarations des accusés
Lors de l’audience, les accusés ont partiellement reconnu les faits qui leur sont reprochés. Le premier accusé, Amine, a affirmé n’avoir agressé personne et ne pas avoir participé à la bagarre. Il a déclaré avoir été arrêté alors qu’il se trouvait par hasard dans le quartier AADL voisin pour acheter du café. Il a ajouté que d’autres personnes résidant dans les quartiers AADL et de la Réconciliation avaient commis ces actes avant de prendre la fuite à l’arrivée de la police, tandis que lui était resté normalement dans le quartier.
Le second accusé, M. Bilal, a reconnu que les photos et vidéos trouvées sur son téléphone lui appartenaient. Il a admis consommer des substances psychotropes mais a nié toute implication dans leur trafic.
Contexte de criminalité urbaine
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la criminalité urbaine en Algérie. Récemment, d’autres affaires similaires ont fait l’actualité, comme la condamnation à perpétuité d’un jeune homme pour le meurtre d’un père de famille à Alger. Les autorités multiplient les opérations pour démanteler les réseaux criminels, comme en témoigne la condamnation récente d’un réseau tentant d’introduire 20 kg de cocaïne dans la capitale.
Efforts des autorités pour lutter contre la criminalité
Les autorités algériennes poursuivent leurs efforts pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. À Sidi Bel Abbès par exemple, une saisie de plus de 1400 comprimés de stupéfiants a récemment été effectuée. Par ailleurs, la justice se montre également vigilante face aux délits d’usurpation d’identité, comme l’illustre le jugement par contumace d’une femme s’étant fait passer pour avocate à El Harrach.
Ces différentes actions judiciaires témoignent de la détermination des autorités à maintenir l’ordre public et à lutter contre les phénomènes de délinquance urbaine qui affectent la sécurité des citoyens dans certains quartiers.
