Face à une campagne médiatique sans précédent, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a pris la parole lors de la cérémonie des vœux 2025. Il a fermement répondu aux accusations concernant la certification halal et défendu les liens historiques entre l’institution et l’Algérie, tout en dénonçant les attaques « mensongères » à son encontre.
Une Défense Ferme Face aux Accusations
Lors de son allocution du 23 janvier, Chems-Eddine Hafiz a fait preuve d’une détermination sans faille face aux critiques. « Avec détermination, sincérité et sérénité, je continuerai à présider aux destinées de la Grande Mosquée de Paris« , a-t-il déclaré, balayant les espoirs de ceux qui convoitent sa position.
Le recteur a particulièrement dénoncé les « attaques extrêmement virulentes et totalement mensongères » orchestrées par certains médias et ce qu’il qualifie de « procureurs de l’ombre« . Ces critiques s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions médiatiques concernant l’institution.
La Certification Halal au Cœur des Débats
Concernant la certification halal, sujet de nombreuses controverses, Hafiz a rappelé que cette activité remonte à 1939. Il a précisé que la société commerciale gérant cette certification appartient exclusivement à l’association Société des Habous et des Lieux Saints de l’Islam, propriétaire et gestionnaire de la Grande Mosquée de Paris.
« Les contrôles sur le terrain, la délivrance des certificats et le suivi comptable sont solides : tout est tracé, maîtrisé, déclaré« , a-t-il souligné, réfutant catégoriquement toute accusation de « financement occulte« .
Les Relations Franco-Algériennes au Premier Plan
Le recteur a mis en lumière le véritable enjeu de cette polémique : les liens historiques entre la Grande Mosquée de Paris et l’Algérie. Il a rappelé que depuis les années 1980, l’institution bénéficie d’un financement de l’État algérien, « en accord total avec l’État français« , dans un contexte où les relations franco-algériennes restent un sujet sensible.
La Question de la Binationalité
Face aux débats sur la double nationalité, Hafiz s’est interrogé sur le fait qu’elle soit « désormais devenue un vecteur de suspicion, surtout lorsqu’elle concerne l’Algérie« , alors même que le président Macron l’a qualifiée de « chance pour la France« . Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où les tensions communautaires méritent une attention particulière.
