La chambre pénale de la Cour d’Alger a reporté ce mercredi au 26 février prochain le procès du propriétaire du groupe Evrsey Algérie, accusé d’avoir escroqué près de 1000 personnes pour un montant avoisinant les 100 milliards de centimes. Cette affaire, qui a secoué la capitale, implique également trois autres accusés dont l’ex-épouse du principal prévenu actuellement en fuite.
Les accusations et les peines encourues
Le principal accusé, B. Abdallah, surnommé « Bandy » et originaire de Tlemcen, est poursuivi avec son ex-épouse H. Rima (en fuite) et deux autres prévenus, K. Khouloud et Z. Mohamed, pour escroquerie envers le public, blanchiment d’argent, et exercice d’activités bancaires sans autorisation.
Le tribunal de première instance de Bir Mourad Rais avait précédemment condamné le principal accusé à 10 ans de prison ferme et une amende de 2 millions de dinars. La même peine a été prononcée contre son ex-épouse par contumace.
Un système d’escroquerie sophistiqué
L’enquête a révélé que le prévenu principal avait mis en place un système frauduleux via le groupe fictif « Evrsey Algérie », utilisant les réseaux sociaux pour attirer ses victimes. Il promettait une liberté financière et des bénéfices allant jusqu’à 15% à travers deux formules d’investissement : classique et islamique.
Les biens saisis par la justice
Les services de sécurité ont procédé à la saisie de:
– 5 milliards de centimes en liquidités
– Un yacht d’une valeur de 10,7 milliards de centimes
– 11 véhicules de luxe
– Deux appartements situés à Hydra et à Castol (Oran)
Le mode opératoire du réseau
Selon les témoignages, notamment celui de K. Khouloud, responsable commerciale et chargée de la publicité, le groupe recevait quotidiennement jusqu’à 200 millions de centimes en espèces. Ces sommes étaient dissimulées dans l’appartement du principal accusé à Hydra. La promotion des activités frauduleuses se faisait activement sur Facebook, Instagram et TikTok.
Pour plus d’informations sur les escroqueries similaires, consultez nos articles sur le démantèlement d’un réseau d’escroquerie à Sétif et sur les condamnations récentes pour fraude.
