Une bande de quatre individus armés et masqués a été arrêtée par la gendarmerie nationale d’Alger pour le braquage d’une usine de mousse à Cheraga. Les suspects, dont les surnommés « Mizo » et « Chdofa », risquent jusqu’à 15 ans de prison ferme pour vol aggravé et association de malfaiteurs. Le procès s’est ouvert devant la cour criminelle d’appel d’Alger.
Les détails du braquage de l’usine de mousse
Le 30 novembre 2021 vers 2h30 du matin, quatre individus masqués et armés de grands sabres ont fait irruption dans une usine de mousse située à Cheraga, dans la banlieue d’Alger. Ils ont ligoté les deux gardiens avant de forcer l’entrée du bureau principal et de fracturer le coffre-fort. Les malfaiteurs ont dérobé 121 millions de centimes ainsi que l’enregistreur numérique des caméras de surveillance pour effacer les traces de leur méfait.
L’un des gardiens a alerté le propriétaire de l’usine vers 4h30 du matin. Ce dernier a immédiatement prévenu la gendarmerie de Ramdania. Lors de son audition, le gardien a déclaré que les agresseurs portaient des cagoules et étaient armés de grands sabres. Ils l’ont ligoté ainsi que son collègue avant de commettre leur forfait.
L’enquête mène à l’arrestation des suspects
Les enquêteurs ont analysé les relevés téléphoniques de la nuit du braquage, ce qui a permis d’identifier un numéro suspect appartenant à un certain « G. Sadek », surnommé « Chdofa ». Lors de son interpellation, ce dernier est passé aux aveux et a dénoncé ses complices, dont « Mizo », « A. Marouane » et « H. Rabah ».
Chdofa a reconnu avoir planifié le braquage avec ses acolytes. Ils ont attaqué l’usine vers 2h30 du matin, volé l’argent du coffre-fort et d’autres objets avant de prendre la fuite dans une voiture Harbin. Le butin a ensuite été partagé, chacun empochant 37 millions de centimes.
Le procès s’ouvre devant la cour criminelle
Lors de l’audience devant la cour criminelle d’appel d’Alger, le juge a procédé à une confrontation entre les accusés « G. Sadek », son frère « G. Hamza », « H. Rabah » et « B. R. Hamza ». Chacun a tenté de nier les faits, revenant sur leurs aveux initiaux devant les enquêteurs et le juge d’instruction.
Les deux gardiens victimes ont maintenu leurs accusations, l’un d’eux affirmant avoir reconnu les suspects lorsque leurs masques sont tombés pendant l’agression. Dans son réquisitoire, le procureur général a souligné la solidité des preuves techniques rassemblées par les enquêteurs depuis le début de l’affaire.
Une peine de 15 ans de prison requise
Le ministère public a requis une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre chacun des accusés. Les chefs d’accusation retenus sont association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et vol aggravé avec circonstances de nuit, en réunion, avec effraction et escalade.
Le verdict de ce procès est très attendu et pourrait marquer un coup d’arrêt aux activités de cette bande organisée spécialisée dans les braquages violents. L’affaire illustre la détermination des autorités algériennes à lutter contre le grand banditisme et à sécuriser les entreprises du pays.
