À l’approche du Ramadan 2024, le ministre de la Justice algérien Lotfi Boudjemaa lance une mise en garde ferme contre la spéculation illégale sur les produits de consommation courante. Face aux risques de pénuries artificielles et de flambée des prix, les autorités judiciaires sont appelées à appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Une mobilisation judiciaire sans précédent contre la spéculation
Lors de l’installation du nouveau procureur général près la cour d’Alger le 6 février, le ministre de la Justice a exhorté les magistrats à faire preuve d’une vigilance accrue. L’objectif est clair : préserver les droits fondamentaux des citoyens en matière de sécurité alimentaire et protéger leur pouvoir d’achat.
Les résultats de cette politique stricte sont déjà visibles, comme en témoigne le démantèlement récent d’un réseau de spéculation ayant conduit à la saisie de importantes quantités de denrées alimentaires.
Un arsenal juridique renforcé contre les spéculateurs
La législation algérienne prévoit désormais des sanctions exemplaires, pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison, voire la perpétuité dans certains cas. Ces mesures, adoptées fin 2021, ont permis de réduire significativement les pratiques spéculatives sur les produits de première nécessité.
Le ministre a également appelé à une coordination renforcée entre les services de sécurité et l’appareil judiciaire pour lutter efficacement contre ce fléau. Les autorités ont d’ailleurs annoncé des sanctions sévères contre les fauteurs de prix durant la période du Ramadan.
Des résultats tangibles dans la lutte anti-spéculation
Les statistiques récentes témoignent de l’efficacité des mesures prises. En quelques jours seulement, plusieurs dizaines de personnes ont fait l’objet de poursuites judiciaires, avec des condamnations allant de trois à quinze ans de prison ferme et des amendes conséquentes pouvant atteindre 3 millions de dinars.
Grâce à cette politique de fermeté, l’Algérie a connu un Ramadan 2023 particulièrement stable en termes d’approvisionnement et de prix, une situation que les autorités entendent maintenir pour 2024.
