Les importations françaises d’hydrocarbures en provenance d’Algérie ont atteint 4,66 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2024, selon la Lettre Économique d’Algérie publiée par l’ambassade de France à Alger. Ce montant représente 9,9% des importations totales d’hydrocarbures de la France, marquant une baisse de 11,8% par rapport à la même période en 2023.
L’Algérie reste un fournisseur majeur d’hydrocarbures pour la France
Malgré la baisse observée, l’Algérie maintient sa position de troisième fournisseur d’hydrocarbures de la France, derrière la Belgique et les États-Unis. Cette position stratégique témoigne de la solidité des relations commerciales entre les deux pays dans le secteur énergétique.
Détail des importations de gaz naturel
Pour les dix premiers mois de 2024, les importations de gaz algérien ont représenté 10,1% des importations gazières françaises, atteignant 2,05 milliards d’euros. Une diminution de 18,5% est constatée par rapport à la même période en 2023, plaçant l’Algérie au quatrième rang des fournisseurs de gaz de la France, après la Belgique, les États-Unis et la Russie.
Évolution des importations de pétrole brut
Concernant le pétrole brut, les importations algériennes ont représenté 9,8% des approvisionnements français, pour une valeur de 2,24 milliards d’euros sur les dix premiers mois de 2024. Le volume a légèrement augmenté de 1% pour atteindre 3,66 millions de tonnes, malgré une baisse en valeur de 1,3%.
Comparaison avec les données de 2023
En 2023, les hydrocarbures algériens avaient représenté 11,1% des importations françaises, pour une valeur totale de 5,8 milliards d’euros. Le gaz algérien constituait alors 8,3% des importations gazières françaises, tandis que le pétrole brut représentait 9,6% des importations pétrolières, avec un volume de 4,44 millions de tonnes.
Pour plus d’informations sur les échanges énergétiques entre l’Algérie et ses partenaires, vous pouvez consulter les analyses complémentaires sur les projets d’importation de gaz naturel liquéfié par l’Italie et les enjeux géopolitiques des importations énergétiques européennes.
