Sonatrach lance un ambitieux programme d’intégration des énergies renouvelables pour alimenter ses nouvelles usines de dessalement d’eau de mer. Le groupe pétrolier algérien prévoit la création de fermes solaires qui couvriront entre 30 à 40% des besoins énergétiques de ces installations, marquant ainsi un tournant majeur dans sa stratégie de transition énergétique.
Un programme de dessalement d’envergure nationale
Le programme comprend cinq nouvelles stations de dessalement, dont celle de Cap Blanc à Oran qui vient d’être inaugurée. Ces installations, d’une capacité de 300 000 mètres cubes par jour chacune, porteront la production nationale d’eau dessalée à 3,7 millions de mètres cubes quotidiens. Ce projet d’envergure, réalisé pour un investissement de 2,4 milliards de dollars, permettra d’alimenter près de 20 wilayas.
L’intégration des énergies renouvelables au cœur de la stratégie
Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach, a annoncé la création de fermes solaires dédiées qui fourniront jusqu’à 40% des besoins énergétiques des stations de dessalement. Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du plan de développement des énergies renouvelables de Sonatrach, qui vise à solariser 80% de ses sites de production d’ici 2030.
Une expertise algérienne confirmée
Les cinq usines ont été réalisées avec un taux d’intégration nationale de 30% et une main-d’œuvre algérienne à 100%. Le projet a mobilisé 10 000 travailleurs et permis la formation de 300 étudiants dans le domaine du dessalement. Un rapport américain souligne d’ailleurs le potentiel de l’Algérie dans le secteur des énergies renouvelables.
Des projets complémentaires en développement
En parallèle, l’Algérie développe d’autres projets d’envergure dans le domaine des énergies renouvelables, notamment un programme de centrales solaires de 3 200 MW et un projet éolien de 1 000 mégawatts. Une nouvelle centrale solaire de 200 MW est également prévue à Tindouf.
