Une importante société espagnole, Ibardiola, spécialisée dans la construction de centrales électriques, a déposé une plainte contre une entreprise algérienne fabricante de poteaux métalliques. Cette dernière est accusée de fraude et d’escroquerie pour un montant de 31 milliards de centimes. L’affaire a conduit à la saisie de comptes bancaires et de biens d’une valeur de 8,5 milliards de centimes.
Les détails de l’affaire
La société Ibardiola, qui avait remporté un appel d’offres international pour la réalisation de centrales électriques dans plusieurs wilayas d’Algérie, a porté plainte devant le tribunal de Chéraga. L’entreprise espagnole affirme avoir déjà réglé toutes les factures liées aux travaux effectués avant de quitter l’Algérie après la livraison du projet.
La découverte de la fraude présumée
La société espagnole a été surprise d’apprendre que ses comptes et biens avaient été saisis suite à une procédure judiciaire initiée par l’entreprise algérienne. Cette dernière avait présenté au président du tribunal de Bir Mourad Rais des documents de facturation attestant d’une créance de 31 milliards de centimes pour des travaux prétendument non payés.
Les procédures judiciaires en cours
L’entreprise algérienne a réussi à obtenir une ordonnance de paiement qui a permis la saisie d’un compte bancaire contenant 8,5 milliards de centimes. Face à cette situation, la société espagnole a engagé des poursuites pénales pour escroquerie, faux et usage de faux.
Les demandes de réparation
Devant le tribunal de Chéraga, les avocats d’Ibardiola réclament la constitution de partie civile et exigent une indemnisation de 20 milliards de centimes. Le représentant de l’entreprise algérienne maintient la légitimité des factures présentées et nie toute accusation de fraude.
La position du Parquet
Le procureur de la République a requis une amende d’un million de dinars contre l’entreprise algérienne. Le verdict final sera prononcé le 17 mars prochain. Cette affaire met en lumière l’importance des relations commerciales internationales et la nécessité de maintenir une transparence dans les transactions.
