Taux de change dinar algérien | Le marché parallèle des devises en Algérie connaît une nouvelle flambée, avec l’euro qui s’approche dangereusement de la barre symbolique des 250 dinars. Cette évolution rapide suscite l’inquiétude des observateurs économiques et des citoyens.
Ce mardi 24 septembre, l’euro s’échangeait à 249 dinars sur le marché informel, principalement au square Port-Saïd à Alger, lieu de référence pour le change parallèle dans la capitale. Concrètement, cela signifie que pour obtenir 100 euros, il faut désormais débourser 24.900 dinars, un niveau jamais atteint auparavant.
« Le seuil psychologique de 250 dinars pour un euro pourrait être franchi dans les prochains jours si la tendance actuelle se maintient », prévient un cambiste du square Port-Saïd, soulignant la volatilité actuelle du marché.
Le dollar américain reste également à un niveau élevé, se maintenant à 223,5 dinars, bien qu’il soit resté stable cette semaine. Cette situation reflète les défis économiques auxquels notre pays est confronté.
L’ascension des devises étrangères sur le marché parallèle est fulgurante depuis plusieurs semaines. En moins de deux mois, l’euro s’est apprécié de près de dix dinars. Après une période de relative stabilité en août, où il n’avait gagné qu’un dinar entre le 30 juillet et le 30 août (de 241 à 242 DA), la monnaie européenne a connu une hausse spectaculaire ces deux dernières semaines.
Il est important de noter l’écart significatif entre ces taux du marché parallèle et le cours officiel de la Banque d’Algérie. Mercredi dernier, l’euro s’échangeait officiellement à 146,82 dinars à la vente, tandis que le dollar américain était à 132,27 dinars. Cette disparité souligne les défis auxquels notre économie est confrontée.
Les raisons de cette flambée sont multiples, selon les experts locaux. La fin de la période estivale, marquée par le départ des expatriés ayant passé leurs vacances en Algérie, a entraîné une baisse de l’offre de devises. Parallèlement, la reprise des importations avec la rentrée a stimulé la demande, créant un déséquilibre favorable à la hausse des taux.
Cette situation monétaire délicate souligne les défis économiques auxquels notre pays est confronté. Les autorités financières suivent de près cette évolution, conscientes des implications potentielles pour l’économie nationale et le pouvoir d’achat des citoyens.
« Cette hausse du marché parallèle reflète des déséquilibres économiques plus profonds que nous devons adresser », note un économiste d’Alger. « Il est crucial de mettre en place des mesures pour stabiliser notre monnaie et renforcer notre économie. »
Face à cette situation, de nombreux Algériens s’inquiètent de l’impact sur leur pouvoir d’achat, en particulier pour ceux qui dépendent des transferts de fonds de l’étranger ou qui ont des projets nécessitant des devises étrangères.
Les autorités économiques du pays sont appelées à prendre des mesures urgentes pour stabiliser la situation et réduire l’écart entre le taux officiel et le taux du marché parallèle. Des réformes structurelles visant à diversifier l’économie et à réduire la dépendance aux importations sont également évoquées comme solutions à long terme pour adresser ces défis monétaires.
Alors que le débat sur les moyens de faire face à cette situation se poursuit, il est clair que la question du taux de change restera un sujet de préoccupation majeur pour les Algériens dans les semaines à venir.
