Taux de change du dinar algérien |Le marché des devises en Algérie continue de montrer des signes d’instabilité, avec l’euro qui se maintient au-dessus de la barre symbolique des 250 dinars sur le marché parallèle. Cette situation reflète les tensions économiques actuelles que traverse le pays.
Au début de cette semaine d’octobre 2024, les cambistes du marché noir proposent l’euro à 253,00 DZD à l’achat et 256,00 DZD à la vente. Bien que ces taux marquent un léger recul par rapport aux sommets récents, ils restent nettement supérieurs au seuil psychologique de 250 DZD.
En comparaison, la Banque d’Algérie affiche des taux officiels nettement inférieurs, fixant l’euro à 146,53 DZD à l’achat et 146,56 DZD à la vente pour la période du 4 au 8 octobre 2024. L’écart considérable entre les deux marchés souligne la persistance d’une forte demande pour les devises étrangères en dehors des circuits officiels.
La livre sterling poursuit également sa tendance haussière sur le marché parallèle, s’échangeant à 287,00 DZD à l’achat et 290,00 DZD à la vente. Ces chiffres témoignent d’un intérêt croissant pour la monnaie britannique parmi les Algériens.
De son côté, le dollar américain ne fait pas exception à cette tendance, atteignant 226,00 DZD à l’achat et 229,00 DZD à la vente sur le marché informel. Le dollar canadien suit le mouvement, s’échangeant à 165,00 DZD pour l’achat et 168,00 DZD pour la vente.
Sur le marché officiel, les taux restent significativement plus bas :
- La livre sterling : 174,81 DZD à l’achat et 174,83 DZD à la vente
- Le dollar américain : 132,90 DZD à l’achat et 132,92 DZD à la vente
- Le dollar canadien : 98,00 DZD à l’achat et 98,02 DZD à la vente
« Ces écarts croissants entre le marché parallèle et le marché officiel sont préoccupants », commente un économiste local sous couvert d’anonymat. « Ils reflètent une pression continue sur le dinar et soulignent les défis économiques auxquels l’Algérie est confrontée. »
La persistance de taux élevés sur le marché noir, malgré les efforts des autorités pour stabiliser l’économie, soulève des questions sur l’efficacité des politiques monétaires actuelles. Certains observateurs estiment que des réformes plus profondes pourraient être nécessaires pour réduire l’attrait du marché parallèle et renforcer la confiance dans la monnaie nationale.
