Le tribunal correctionnel de Dar El Beida à Alger a requis 5 ans de prison ferme contre la propriétaire d’une agence de voyages accusée de fraude liée aux demandes de visa pour l’Espagne. L’affaire implique également un autre suspect arrêté, originaire de Biskra. Les victimes auraient été escroquées de sommes importantes lors de leurs démarches pour obtenir des rendez-vous de visa.
Détails de l’affaire de fraude aux visas
Le tribunal correctionnel de Dar El Beida à Alger a ouvert le dossier concernant une affaire d’escroquerie liée à la vente de rendez-vous pour l’obtention de visas espagnols. La principale accusée, dénommée « A.Nesrine », propriétaire d’une agence de voyages à Alger, bénéficiait d’un contrôle judiciaire pendant l’enquête. Un autre suspect arrêté, « S.Noureddine », originaire de Biskra, est également poursuivi. Tous les accusés sont inculpés pour escroquerie envers le public.
Parmi les victimes constituées parties civiles figurent « A.Mustapha » et sa mère âgée « A.Nouara ». Lors de l’audience, le procureur de la République a requis une peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars pour chacun des accusés.
Le déroulement de l’arnaque présumée
D’après les détails révélés lors de l’audience, la victime « A.Mustapha » s’était adressée à l’agence de l’accusée pour obtenir un rendez-vous de visa pour la France. Il lui avait remis son passeport et des documents, mais l’accusée aurait tardé dans les démarches pendant près de 3 mois. La victime a alors demandé un rendez-vous pour l’Espagne en raison de l’état de santé urgent de sa mère nécessitant des soins à l’étranger.
Dans les locaux de l’agence, la victime aurait remis le passeport de sa mère et 11 millions de centimes. L’accusée aurait prétendu devoir attendre l’ouverture du site officiel pour la prise de rendez-vous. Elle aurait ensuite contacté une autre agence via Instagram proposant des rendez-vous de visa pour les pays européens dont l’Espagne.
La victime victime d’une importante escroquerie financière
Par la suite, la victime « A.Mustapha » aurait reçu un appel d’un numéro de Biskra lui demandant de fournir le code secret de sa carte bancaire pour payer les frais de rendez-vous. Après avoir communiqué les codes à plusieurs reprises, la victime a découvert que près de 130 millions de centimes avaient été dérobés de son compte et de celui de sa mère.
Lors de l’audience, l’accusée « A.Nesrine » a reconnu avoir traité avec la victime mais a nié être au courant de l’arnaque. Le suspect arrêté « S.Noureddine » a quant à lui nié toute implication, affirmant ne pas avoir quitté Biskra depuis deux ans. La victime l’a cependant formellement identifié comme étant la personne l’ayant contacté par téléphone.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la fraude en Algérie. Récemment, une usine clandestine de fabrication de bijoux en or a été démantelée à Ghalizen. Dans le domaine sportif, une équipe nationale a été écartée par la CAF de la Coupe d’Afrique, soulignant l’importance du respect des règles dans tous les secteurs.
Par ailleurs, les autorités algériennes poursuivent leurs efforts dans divers domaines, comme en témoigne l’organisation par Zitouni d’ateliers de préparation pour la rencontre nationale des cadres du secteur. Ces initiatives visent à renforcer la gouvernance et lutter contre toutes formes de fraudes et d’irrégularités dans le pays.
