La première version du Référentiel national de la gouvernance des données a été dévoilée ce jeudi à Alger par Meriem Benmouloud, Haut-commissaire à la numérisation. Cette initiative marque une étape cruciale dans la transition numérique de l’Algérie, établissant un cadre réglementaire pour l’échange sécurisé de données entre les institutions publiques.
Un nouveau cadre pour la gestion des données publiques
Le séminaire organisé sous le slogan « Sécurité, encadrement et organisation » a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre du Travail et le ministre des Finances. Ce référentiel vise à établir des normes et procédures garantissant un échange sécurisé de données entre les départements ministériels et les organismes publics.
Organisation et classification des données sensibles
Le référentiel met l’accent sur une classification rigoureuse des données selon leur niveau de sensibilité. Cette structuration permet de déterminer les mesures de cryptage et de sécurité appropriées pour chaque catégorie d’information, assurant ainsi une protection optimale des données échangées.
Une plateforme d’interopérabilité innovante
Le Haut-Commissariat prépare le lancement d’une plateforme nationale d’interopérabilité qui facilitera les échanges entre les différents organismes publics. Cette solution remplacera les méthodes traditionnelles d’échange de données comme les CD ou les clés USB, offrant un système plus sécurisé et efficace via le réseau public de l’État.
Perspectives et développements futurs
Le projet inclut la création d’un Conseil supérieur de gouvernance des données rattaché à la Présidence de la République. Actuellement, 33 secteurs ministériels et organismes publics sont déjà connectés au réseau souverain, démontrant l’avancement concret de cette initiative majeure. Pour plus d’informations sur la répartition des activités économiques en Algérie, consultez cet article détaillé.
Infrastructure et mise en œuvre
Le Centre national algérien des services numériques affiche un taux d’avancement de 60%, avec une mise en service prévue pour juin prochain. Le deuxième centre est déjà complété à 30%, témoignant de l’engagement continu dans le développement des infrastructures numériques nationales.
