Le Barrage de Sidi Khelifa à Tizi-Ouzou : Un Projet Bloqué depuis 2018

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Le projet de construction du barrage hydraulique de Sidi Khelifa à Tizi-Ouzou, lancé en 2018, connaît d’importants retards. Avec seulement 25% de réalisation après plus de cinq ans, ce chantier crucial pour l’approvisionnement en eau de la région fait face à de nombreux obstacles administratifs et oppositions locales.

Un chantier qui peine à avancer

Situé entre les communes d’Aït Chafaâ et Azzeffoun, à environ 60 kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, le barrage de Sidi Khelifa devait initialement être achevé en 44 mois. Cependant, lors d’une récente visite sur le site, le wali de Tizi Ouzou, Aboubakr Esseddik Boucetta, a constaté que « le chantier n’avance presque plus et la livraison de l’ouvrage ne se fera sans doute pas avant plusieurs mois si ce n’est des années. »

Un projet d’envergure pour la région

D’une capacité de 35 millions de mètres cubes, ce barrage est destiné à approvisionner en eau potable 286 villages répartis sur douze communes. Il doit également contribuer à l’irrigation de plusieurs localités, notamment Ifigha, Idjer, Aït Ziki, Bouzeguène, Illoula Oumalou, Iferhounen, Illilten, Imessouhal, Iflissen, Souamaâ, Mekla et Aït Khelilli.

Des obstacles au développement du projet

Depuis son lancement, le projet a été confronté à des contraintes administratives et des oppositions de citoyens qui ont considérablement ralenti les travaux. Les représentants de l’entreprise en charge du chantier ont exprimé leur souhait d’« accélérer la cadence des travaux et permettre la livraison du projet dans les délais impartis », selon un communiqué de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Un contexte juridique complexe

Initialement attribué en 2018 au groupe ETRHB Haddad en association avec une entreprise turque, Gunsayl, pour un montant de 8,4 milliards de dinars, le projet a été impacté par les démêlés judiciaires d’Ali Haddad. L’arrestation et la condamnation de l’homme d’affaires en 2019 pour des affaires de corruption ont entraîné le blocage de tous les projets du groupe, incluant celui du barrage de Sidi Khelifa.

D’autres projets hydrauliques en difficulté dans la région

Le retard du barrage de Sidi Khelifa n’est pas un cas isolé dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le barrage de Souk N’tleta, lancé en 2014 et conçu pour contenir 100 millions de mètres cubes d’eau, connaît également des retards. Bien que son taux d’avancement atteigne 82%, sa livraison a été reportée à 2025. Un autre projet, le barrage de Bounachi dans la commune de Mekla, est encore au stade de l’étude.

Ces retards dans les projets hydrauliques soulignent l’importance de trouver des solutions innovantes pour la gestion de l’eau en Algérie. À cet égard, une avancée majeure dans l’utilisation des sédiments des barrages pour une construction écologique et durable pourrait offrir de nouvelles perspectives pour l’avenir.

Parallèlement, d’autres initiatives environnementales sont en cours dans le pays, comme le montre l’avancement des travaux de réhabilitation du mur vert, un projet qui témoigne de l’engagement continu pour le développement durable en Algérie.

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