Ce vendredi 14 mars 2025, la France s’apprête à transmettre aux autorités algériennes une liste de 60 ressortissants considérés comme « dangereux ». Cette initiative, annoncée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Paris et Alger.
Une décision administrative majeure
Initialement annoncée le 3 mars sur BFMTV-RMC par Bruno Retailleau, cette mesure visait plusieurs centaines de personnes. Le nombre a finalement été réduit à 60 individus, principalement concernés par des troubles à l’ordre public ou fichés pour radicalisation. Cette démarche fait suite notamment à l’attentat de Mulhouse survenu le 22 février dernier.
Les implications diplomatiques
Lors d’un déplacement à Ecully, le ministre de l’Intérieur a qualifié cette transmission de « moment de vérité » dans les relations franco-algériennes. Une « riposte graduée » pourrait être envisagée si les accords bilatéraux n’étaient pas respectés.
Position des autorités françaises
Le Premier ministre François Bayrou, s’exprimant depuis La Rochelle, a appelé à une approche constructive entre les deux nations. Les autorités françaises insistent sur l’importance du respect des accords bilatéraux et de la coopération en matière de sécurité. Les questions de visas s’ajoutent également aux enjeux diplomatiques actuels.
Aspects pratiques de la procédure
Cette liste s’inscrit dans un cadre administratif précis, concernant des personnes faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Les autorités françaises attendent désormais une réponse d’Alger concernant ces dossiers, qui pourraient impacter les relations aériennes entre les deux pays.

