Une étudiante tunisienne en France se retrouve dans une situation précaire après l’expiration prématurée de son titre de séjour. Son parcours illustre les difficultés rencontrées par de nombreux étudiants étrangers confrontés aux complications administratives pour le renouvellement de leurs documents de séjour.
Un renouvellement de titre de séjour qui tourne au cauchemar
Arrivée en France en 2020, cette étudiante en ingénierie des affaires poursuit brillamment son cursus tout en travaillant comme directrice adjointe dans une grande chaîne d’habillement. Alors que les années précédentes, le renouvellement de son titre de séjour se déroulait sans encombre, la situation a basculé en octobre dernier lorsque la préfecture lui a délivré un titre de séjour valable uniquement trois mois, jusqu’au 14 janvier 2025.
Des conséquences dramatiques sur sa vie quotidienne
L’expiration de son titre de séjour a eu des répercussions immédiates sur sa vie professionnelle et personnelle. Son contrat de travail a été suspendu, la privant de ressources financières pour payer son loyer et ses transports. Plus grave encore, cette situation l’empêche de se rendre en Tunisie au chevet de son père, victime d’un AVC, par crainte de ne pas pouvoir revenir en France.
Un soutien inattendu et une résolution positive
Dans cette épreuve, l’étudiante a pu compter sur le soutien de sa propriétaire, une dame de 88 ans qui témoigne de sa présence bienveillante. Face à l’absence de réponse de la préfecture malgré de multiples tentatives de contact, l’étudiante s’est finalement tournée vers une avocate. Cette démarche juridique a débloqué la situation : dès qu’une date d’audience au tribunal administratif a été fixée, la préfecture l’a contactée pour l’informer du renouvellement de son titre de séjour jusqu’en mai 2025.
Cette situation n’est pas isolée, comme en témoignent de nombreux cas similaires. Par exemple, une ressortissante algérienne a récemment réussi à faire annuler une décision préfectorale, tandis qu’un autre cas montre une personne en lutte depuis dix ans pour obtenir son titre de séjour.
