Victoire en justice pour l’influenceur Doualemn : Décision sur l’OQTF en France

Le tribunal administratif de Melun vient d’annuler l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant l’influenceur algérien Doualemn. Cette décision judiciaire marque un tournant significatif dans une affaire qui a généré des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie depuis janvier 2024.

Les détails de l’annulation de l’OQTF

L’influenceur de 59 ans, Naaman Boualem, connu sous le pseudonyme Doualemn, peut désormais sortir du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot où il était retenu depuis près d’un mois. Le tribunal a ordonné à la préfecture de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cette période.

Une affaire aux multiples rebondissements diplomatiques

Initialement expulsé vers l’Algérie le 9 janvier dernier pour « appels à la violence », Doualemn avait été refoulé le même jour vers la France. Cette situation a engendré une crise diplomatique entre les deux pays, l’Algérie dénonçant une « expulsion arbitraire et abusive » ne respectant pas les droits de la défense.

La réaction du ministère de l’Intérieur

Face à cette décision, le ministère de l’Intérieur français a annoncé son intention de faire appel, bien que celui-ci ne soit pas suspensif. Les services de Bruno Retailleau ont également indiqué leur volonté de « poursuivre la procédure d’expulsion » de l’influenceur algérien, maintenant ainsi la tension autour de ce dossier sensible.

Les implications juridiques de la décision

Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large concernant le droit des étrangers en France. Les avocats de Doualemn, Marie David-Bellouard et Julie Gonidec, ont salué une « décision logique » mettant fin à ce qu’elles considéraient comme une « rétention illégale » depuis le 29 janvier.

Le débat sur la politique migratoire

Cette affaire relance le débat sur la politique migratoire française et ses implications diplomatiques. Elle intervient dans un contexte où les questions de visas et de séjour font l’objet de discussions intenses entre la France et l’Algérie.

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