Une information judiciaire pour tromperie a été ouverte fin décembre 2024 contre Nestlé, le leader mondial des eaux en bouteille, par le tribunal judiciaire de Paris. Le géant suisse est soupçonné d’avoir eu recours à des traitements interdits sur certaines de ses eaux minérales en France, notamment Perrier, Hépar, Contrex et Vittel.
Des accusations de traitements illégaux sur les eaux minérales
Selon les révélations du journal Le Monde, Nestlé aurait utilisé pendant plusieurs années des procédés interdits tels que la microfiltration, les filtres UV et les charbons actifs pour traiter ses eaux. Ces pratiques auraient eu lieu sur le site de Perrier à Vergèze dans le Gard, ainsi que sur son site des Vosges pour les eaux Hépar, Contrex et Vittel.
Ces traitements auraient été mis en place pour faire face à des contaminations bactériennes ou chimiques détectées dans les sources. Or, la réglementation française interdit de tels procédés pour les eaux dites « naturelles » ou « minérales », qui doivent être commercialisées dans leur état d’origine.
Une plainte déposée par l’ONG Foodwatch
L’ouverture de cette information judiciaire fait suite à une plainte déposée par l’ONG Foodwatch, spécialisée dans la défense des consommateurs dans le domaine alimentaire. L’organisation accuse Nestlé de tromperie envers les consommateurs en leur faisant croire que les eaux vendues étaient pures et naturelles.
Nestlé promet de coopérer avec les autorités
Contacté par les médias, le groupe Nestlé a indiqué ne pas vouloir « commenter les procédures judiciaires en cours ». Cependant, l’entreprise a assuré qu’elle entendait « coopérer de manière constructive avec l’autorité » dans le cadre de cette enquête.
Une affaire qui s’inscrit dans un contexte plus large
Cette enquête s’inscrit dans un contexte plus large de scandale autour des eaux en bouteille en France. Une commission d’enquête sénatoriale a également été mise en place pour faire la lumière sur ces pratiques dans l’industrie des eaux embouteillées.
Le Monde suggère que Nestlé pourrait tenter d’utiliser cette procédure judiciaire pour se soustraire à la commission d’enquête sénatoriale, en invoquant le principe selon lequel une commission ne peut s’intéresser à des faits faisant l’objet de poursuites judiciaires en cours.
Traduction en arabe : تحقيق قضائي مفتوح في فرنسا ضد نستله بتهمة الخداع
Cette affaire soulève des questions importantes sur la transparence dans l’industrie des eaux en bouteille et la confiance des consommateurs. Les résultats de l’enquête judiciaire seront suivis de près par les acteurs du secteur et les consommateurs.
