Le procureur général près la 10ème chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger a requis ce mardi l’alourdissement des peines de 3 à 10 ans de prison contre 10 accusés impliqués dans un réseau de trafic de migrants vers l’Europe depuis la côte d’Aïn Benian dans la capitale. Cette affaire concerne une tentative d’émigration clandestine qui a failli tourner au drame après que 16 personnes se sont retrouvées perdues en mer pendant près d’une semaine.
Les détails de l’opération
Les faits remontent au 8 mai 2024, lorsque les garde-côtes d’Alger ont reçu des informations concernant la présence d’un groupe de personnes en danger en pleine mer à bord d’une embarcation. L’intervention rapide des services de sécurité a permis le sauvetage de 16 individus originaires d’Alger et de Tipaza, qui erraient en mer depuis 6 jours dans des conditions extrêmement périlleuses.
Les accusés et les charges retenues
Parmi les personnes impliquées, 5 accusés sont actuellement détenus à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach. Ils ont été condamnés en première instance par le tribunal de Chéraga à 3 ans de prison ferme pour avoir organisé cette traversée illégale.
L’enquête a permis d’identifier 10 accusés poursuivis pour tentative de quitter illégalement le territoire national. Certains organisateurs, connus sous des pseudonymes comme « Kano » et « Mouh Alji », sont toujours en fuite.
Le réseau et son mode opératoire
Les investigations ont révélé l’existence d’un réseau structuré impliquant plusieurs personnes, dont un technicien supérieur, un mécanicien surnommé « Mouh Behja », et un agriculteur propriétaire d’une exploitation à Bouchaouï. Des transactions financières importantes ont été effectuées pour organiser ces traversées, avec notamment une somme de 55 millions de centimes versée aux organisateurs.
Le verdict final de cette affaire sera prononcé le 18 mars prochain. Cette affaire s’inscrit dans le cadre des efforts continus des autorités algériennes pour lutter contre l’immigration clandestine, un phénomène qui continue de faire des victimes sur les côtes algériennes.
