La Fédération Tunisienne de Football (FTF) serait sur le point de signer un contrat avec l’entraîneur portugais Carlos Queiroz pour diriger l’équipe nationale. Cette décision intervient après que Queiroz ait décliné une offre de l’Algérie. La commission de normalisation de la FTF, dirigée par Kamel Idir, pousse pour finaliser cet accord avant la fin de son mandat fin janvier.
Un investissement massif pour attirer Queiroz
Selon les informations disponibles, la Tunisie serait prête à investir massivement pour s’attacher les services de Carlos Queiroz. Le technicien portugais aurait exigé un salaire annuel de 1,5 million d’euros, ce qui en ferait l’entraîneur le mieux payé de l’histoire du football tunisien. La commission de normalisation de la FTF compte sur le soutien financier du ministère de la Jeunesse et des Sports tunisien pour concrétiser cet accord.
Ce choix audacieux s’inscrit dans une volonté de relancer l’équipe nationale tunisienne après des résultats mitigés ces dernières années. La Tunisie doit en effet se préparer pour les prochaines échéances internationales, notamment les qualifications pour la Coupe du monde 2026 qui reprennent en mars, ainsi que la Coupe arabe au Qatar et la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc en 2025.
Des obstacles à surmonter avant la signature
Malgré l’enthousiasme de la commission de normalisation, plusieurs obstacles compliquent encore la concrétisation de cette nomination. Certaines listes candidates aux élections de la FTF, prévues le 25 janvier, demandent que la désignation du futur sélectionneur soit reportée après le scrutin. De plus, le ministère des Sports, bien qu’ayant promis un soutien financier conséquent, pourrait émettre des réserves quant au montant jugé élevé du contrat de Queiroz.
La situation politique et économique de la Tunisie ajoute une couche de complexité à ces négociations. Le pays traverse actuellement une crise économique qui pourrait influencer les décisions concernant les investissements dans le sport de haut niveau. Selon un article de Courrier International, l’Algérie a récemment apporté son soutien financier à la Tunisie, ce qui pourrait avoir des implications sur les relations sportives entre les deux pays (source).
Les enjeux pour le football tunisien
L’arrivée potentielle de Carlos Queiroz à la tête de la sélection tunisienne représenterait un tournant majeur pour le football national. Avec son expérience internationale et son palmarès impressionnant, notamment son passage au Real Madrid, Queiroz pourrait apporter une nouvelle dynamique à l’équipe. Cependant, des défis importants l’attendent, comme la préparation des joueurs pour les compétitions à venir et la gestion des attentes élevées du public tunisien.
Il est également important de noter que le football tunisien fait face à des problèmes internes. Une enquête récente a révélé que 60% des footballeurs tunisiens utiliseraient du cannabis et de la cocaïne, ce qui soulève des questions sur l’environnement dans lequel le nouveau sélectionneur devra travailler (source).
Impact sur les relations sportives maghrébines
Le choix de la Tunisie d’investir dans un entraîneur de renom comme Queiroz, après son refus de l’offre algérienne, pourrait avoir des répercussions sur les relations sportives dans le Maghreb. Les deux pays ont une longue histoire de coopération et de rivalité dans le domaine du football. Récemment, l’Algérie et la Tunisie ont renforcé leur coopération pour lutter contre les menaces sécuritaires transfrontalières, ce qui pourrait également avoir un impact positif sur leurs échanges sportifs (source).
Par ailleurs, la Tunisie s’approvisionne en gaz algérien pour faire face à ses besoins énergétiques, illustrant l’interdépendance économique entre les deux nations (source). Cette collaboration économique pourrait influencer positivement les relations sportives, malgré la concurrence pour attirer les meilleurs talents d’entraîneurs.
