Dans le cadre du conflit à Gaza, un plan controversé de déplacement de la population gazaouie émerge avec le Maroc comme potentielle terre d’accueil. Selon des médias israéliens, le royaume chérifien figure parmi les destinations envisagées aux côtés de l’Égypte, la Jordanie, la Somalie et le Puntland pour accueillir les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza.
Le plan de déplacement et ses implications
Le président américain Donald Trump a publiquement sollicité l’Égypte et la Jordanie pour accueillir les habitants de Gaza, une proposition que ces deux pays ont catégoriquement rejetée. La chaîne de télévision israélienne Channel 13 a révélé que d’autres pays, dont le Maroc, figuraient sur la liste des destinations potentielles.
La position délicate du Maroc
Le Maroc se trouve dans une situation particulièrement complexe, ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020 en échange de la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental. Cette position pourrait mettre le royaume dans une situation difficile face aux demandes américaines concernant l’accueil des Gazaouis.
Les réactions internationales
Les proches de Donald Trump tentent de rassurer en parlant d’un déplacement « temporaire« . Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a précisé que l’objectif était de « reconstruire la bande de Gaza et de transférer temporairement ceux qui s’y trouvent ».
La position israélienne
Du côté israélien, le ministre de la Défense Israël Katz a demandé à l’armée de préparer un plan permettant aux habitants de Gaza de « quitter volontairement » l’enclave. Cette proposition a reçu le soutien d’autres responsables israéliens, notamment d’Itamar Ben Gvir, qui pousse pour sa mise en œuvre rapide.
L’impact sur la population gazaouie
La bande de Gaza, presque entièrement détruite après 15 mois d’offensive israélienne, compte environ 2,4 millions d’habitants qui se retrouvent face à un avenir incertain. Les propositions de déplacement soulèvent des questions importantes sur le plan humanitaire et sur le respect du droit international.
