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L’étonnante destinée d’Abou Meryem, le juge démis de ses fonctions et le leader échappé aux griffes de l’enfer de Daesh

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La Cour d’appel d’Alger a programmé pour le 24 avril prochain le procès du terroriste Mohamed Merimi, alias « Abou Meryem l’Algérien », ancien membre dirigeant de l’organisation terroriste en Syrie. Originaire de Boumerdes, cet ancien juge a rejoint Daesh en 2014 après avoir perdu toute sa famille dans le séisme de 2013.

Un parcours marqué par la tragédie

En 2003, Mohamed Merimi perd ses parents et ses frères dans le terrible séisme qui frappe Boumerdes. Cette tragédie le pousse à fréquenter assidûment les mosquées et à suivre des cercles religieux jusqu’en 2010. Entre 2011 et 2014, il commence à s’intéresser aux réseaux sociaux et suit de près les événements du Printemps arabe.

L’engagement dans l’organisation terroriste

Le 10 août 2014, accompagné de son ami Nabil Kayli, il quitte l’Algérie via l’aéroport Houari Boumediene pour rejoindre Istanbul. Après un bref passage à Gaziantep, il entre illégalement en Syrie où il intègre les rangs de l’organisation terroriste. Il suit une formation militaire de deux mois au camp d’Al-Mansoura à Raqqa.

Du professorat à la magistrature

Début 2015, Merimi est affecté au bureau de l’éducation pour enseigner à l’institut Omar Ibn Abdelaziz de Raqqa. Six mois plus tard, il devient juge des transactions pendant quatre mois avant de demander sa démission, dénonçant la corruption du système. Il retourne alors à l’enseignement.

La fuite et l’arrestation

Fin 2017, suite à des désaccords avec l’organisation et après avoir été emprisonné, Abou Meryem parvient à s’échapper lors d’un bombardement de la coalition internationale. Il fuit vers la Turquie avec son épouse égyptienne Houda Rabii, aidé par un passeur syrien. Il est finalement arrêté et remis aux autorités algériennes le 5 avril 2024.

Les charges retenues

L’ancien juge fait face à quatre dossiers judiciaires incluant des accusations d’appartenance à une organisation terroriste armée opérant à l’étranger et de gestion d’une organisation terroriste armée. Il est également poursuivi pour avoir diffusé des vidéos de propagande et recruté des personnes pour rejoindre l’organisation terroriste.

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