Le procureur de la République près le tribunal de Cheraga a requis une peine de deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 dinars contre l’accusée « B. Fatiha ». Cette dernière est poursuivie pour diffamation et atteinte à la vie privée, après avoir partagé des photos sans autorisation et entretenu des contacts avec un youtubeur controversé actuellement en fuite.
Des accusations graves portées devant la justice
L’affaire a débuté suite à une plainte déposée par « D. Imane » contre son ancienne amie « B.F. », l’accusant de s’être vengée d’elle en contactant le youtubeur « S.H. », actuellement recherché par la justice algérienne et faisant l’objet de plusieurs mandats d’arrêt. La plaignante affirme que l’accusée a transmis des photos personnelles prises lors de son anniversaire et les a utilisées à des fins diffamatoires.
Une enquête menée par la cybercriminalité
Les allégations ont conduit à une enquête approfondie par les services de cybercriminalité. Les investigations ont révélé que les photos en question avaient été envoyées via l’application Viber avant d’être supprimées. L’accusée, qui comparaît en citation directe, nie catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Une histoire complexe d’arnaque présumée
Lors de l’audience, l’accusée a présenté sa version des faits, évoquant une histoire d’escroquerie impliquant un policier nommé « R.R. » auquel elle aurait versé 4 millions de dinars pour un projet de mariage qui n’a jamais abouti. Elle affirme avoir découvert par la suite une relation entre cet homme et la plaignante, ce qui aurait conduit à des poursuites judiciaires distinctes pour escroquerie.
La défense plaide l’absence de preuves
L’avocat de la défense a souligné que la plainte de sa cliente concernant l’escroquerie est antérieure à cette affaire de diffamation. Il a demandé l’acquittement, arguant qu’aucune preuve tangible ne démontre l’envoi des photos au youtubeur en fuite.
