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L’ancien entraîneur de la JSK reçoit enfin son dû grâce à l’intervention de la FIFA

La FIFA a contraint la Fédération Burkinabé de Football (FBF) à verser 75 000 euros d’arriérés à Hubert Velud, ancien sélectionneur français et ex-entraîneur de la JS Kabylie. Cette somme correspond à cinq mois de salaires impayés, des primes et des dommages-intérêts. Cette décision met en lumière un problème récurrent dans le football africain : l’irrégularité du paiement des salaires des entraîneurs.

Un précédent qui pourrait faire jurisprudence

En novembre 2024, la FIFA a pris une décision importante en faveur d’Hubert Velud, ancien entraîneur de la JS Kabylie. L’instance internationale a obligé la Fédération Burkinabé de Football à régler une dette de 75 000 euros, correspondant à des arriérés de salaire, des primes et des dommages-intérêts. Cette intervention de la FIFA pourrait créer un précédent et inciter d’autres fédérations à régulariser la situation de leurs entraîneurs.

Ce cas n’est malheureusement pas isolé dans le football africain. De nombreux entraîneurs, comme Mondher Kebaier, ex-entraîneur de la Tunisie, font face à des difficultés similaires. Ces situations précaires peuvent avoir un impact sur la stabilité des équipes et la qualité du travail fourni.

Une situation généralisée dans le football africain

Le cas d’Hubert Velud n’est que la partie visible de l’iceberg. Au Burkina Faso, l’ensemble du staff technique, toutes catégories confondues, est confronté à des retards de paiement. Le sélectionneur actuel, Brama Traoré, n’a toujours pas perçu son salaire mensuel de 10 000 euros, et ce malgré la qualification des Étalons pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc.

Cette situation touche également les entraîneurs des équipes locales et des sélections jeunes. Issa Balboné, chargé de diriger les Étalons au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), Omar Barro, responsable des sélections des moins de 17 et 20 ans, ainsi que les entraîneurs des équipes féminines sont tous concernés par ces retards de paiement.

Les conséquences sur le football africain

Ces problèmes de paiement peuvent avoir des répercussions importantes sur le développement du football africain. La motivation des équipes techniques peut être affectée, ce qui pourrait nuire aux performances des sélections nationales. De plus, cette situation pourrait dissuader des entraîneurs talentueux de venir travailler sur le continent africain.

Certains entraîneurs, comme Vladimir Petkovic, entraîneur de l’équipe algérienne, envisagent même de quitter leur poste pour des championnats plus stables financièrement. Cette fuite des talents pourrait à terme affaiblir le niveau du football africain.

Vers une prise de conscience des fédérations ?

L’intervention de la FIFA dans le cas d’Hubert Velud pourrait marquer un tournant. Les fédérations africaines pourraient être incitées à régulariser la situation de leurs entraîneurs pour éviter des sanctions similaires. Cependant, la mise en place de solutions durables nécessitera des efforts importants de la part des instances dirigeantes du football africain.

Des entraîneurs comme le nouvel entraîneur de l’équipe d’Algérie espèrent que cette prise de conscience permettra d’améliorer les conditions de travail dans le football africain. Les attentes sont également fortes du côté des clubs, comme l’illustrent les attentes de Ould-Ali envers le nouvel entraîneur de la JSK.

Un défi pour les jeunes entraîneurs

Dans ce contexte difficile, les jeunes entraîneurs doivent redoubler d’efforts pour s’imposer. Mehdi Rabehi, entraîneur novice, fait face à de nombreux défis pour réussir dans sa carrière. La régularisation des paiements pourrait permettre à ces jeunes talents de se concentrer pleinement sur leur travail et de contribuer au développement du football africain.

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