Les concessionnaires automobiles agréés en Algérie font face à une situation préoccupante en raison du flou entourant les importations de véhicules. L’absence d’annonce concernant les quotas d’importation pour 2025 et l’épuisement des stocks existants ont conduit à une paralysie sans précédent du secteur.
Une activité commerciale au point mort
Les concessionnaires automobiles traversent actuellement une période difficile marquée par un arrêt quasi-total de leurs activités. Les stocks de véhicules sont épuisés depuis plusieurs mois, paralysant complètement les ventes. Cette situation engendre des pertes quotidiennes importantes liées aux charges fixes comme les salaires, les loyers des showrooms et autres frais de fonctionnement.
Des relations tendues avec les constructeurs
L’opacité concernant les importations affecte également les relations entre les concessionnaires algériens et les constructeurs automobiles. Ces derniers demandent des prévisions de commandes pour 2025, que les 65 concessionnaires agréés sont incapables de fournir faute de visibilité sur leurs quotas d’importation.
Un secteur en attente de solutions
Le dossier automobile reste l’un des plus controversés, avec une crise qui perdure depuis plus de 5 ans. Certains concessionnaires n’ont toujours pas épuisé leurs quotas précédents et font face à des obstacles administratifs malgré une forte demande de la clientèle. Le président de l’organisation de protection des consommateurs « Hemayatik » souligne que cette situation nécessite des solutions urgentes pour répondre aux besoins du marché.
Vers une ouverture temporaire des importations
Face à cette situation critique, des voix s’élèvent pour demander une ouverture temporaire des importations, en attendant que la production locale puisse répondre à la demande intérieure. Cette mesure est présentée comme une solution transitoire pour pallier la pénurie actuelle sur le marché automobile algérien.
