Le tribunal de Montpellier a examiné ce lundi 24 février l’affaire de l’influenceur algérien Boualem Naman, connu sous le pseudonyme Doualemn. Le parquet a requis une peine de six mois de prison avec sursis pour « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Le verdict sera rendu le 6 mars prochain.
Les détails de l’audience judiciaire
Lors de l’audience, l’influenceur de 59 ans a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a exprimé des regrets concernant ses propos. Son avocat, Maître Jean-Baptiste Mousset, a plaidé la relaxe. Le parquet n’a finalement pas retenu l’accusation d’appel au meurtre initialement évoquée, se concentrant sur la provocation à la violence.
Contexte de l’arrestation et procédure judiciaire
L’arrestation de Doualemn remonte au 5 janvier 2024, suite à la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle il aurait appelé à des actes de violence. Présent en France depuis 15 ans, l’influenceur a fait l’objet d’une tentative d’expulsion qui s’est soldée par un échec le 9 janvier.
Développements juridiques récents
Le Tribunal administratif de Melun a marqué un tournant dans cette affaire en annulant l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) visant Doualemn. Cette décision a conduit à sa libération du centre de rétention administrative où il était détenu.
Impact sur les relations franco-algériennes
Cette affaire s’inscrit dans un contexte diplomatique sensible entre la France et l’Algérie. L’échec de l’expulsion a notamment généré des tensions diplomatiques entre les deux pays.
Situation actuelle et prochaines étapes
L’influenceur attend désormais le verdict définitif prévu pour le 6 mars. Cette affaire a suscité un important débat sur le rôle des réseaux sociaux et la responsabilité des influenceurs dans la diaspora algérienne.
