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Six mois de prison pour une ancienne employée de la mairie de Chéraga pour escroquerie

Condamnation d’une ancienne employée municipale à Chéraga pour escroquerie

Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais à Alger a condamné une ancienne employée du service d’état civil de la municipalité de Chéraga à six mois de prison avec sursis et 20 000 dinars d’amende. L’accusée, identifiée par les initiales « B.H. », a été reconnue coupable d’escroquerie, d’usurpation de fonction réglementée et de falsification de documents administratifs.

Détails de l’affaire judiciaire

Les faits remontent au 30 janvier 2020, lorsque l’accusée a été poursuivie aux côtés d’un certain « S.R. » qui avait falsifié une carte d’identité nationale pour vendre la voiture de son épouse à son insu. Ce dernier s’était fait passer pour un notaire et avait impliqué une autre femme qui avait usurpé l’identité de son épouse pour procéder à la vente du véhicule.

Lors de sa comparution devant le tribunal pour contester le jugement par défaut qui l’avait initialement condamnée à 3 ans de prison ferme, l’accusée a nié les accusations portées contre elle. Elle a déclaré avoir travaillé au service d’état civil de la municipalité de Chéraga pendant 40 ans sans jamais commettre de faute professionnelle jusqu’à son départ à la retraite.

Plaidoirie de la défense et verdict final

L’ancienne employée a présenté au tribunal un certificat prouvant qu’elle ne travaillait plus au moment des faits. Elle a demandé son acquittement de toutes les charges retenues contre elle. Le procureur avait requis une peine de 3 ans de prison ferme. Après délibération, le tribunal a finalement prononcé une peine de 6 mois de prison avec sursis et une amende de 20 000 dinars, tout en ordonnant sa libération si elle n’était pas détenue pour une autre raison.

Contexte des affaires d’escroquerie en Algérie

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la fraude et l’escroquerie en Algérie. Récemment, un imposteur se faisant passer pour un colonel de l’armée a été condamné à trois ans de prison pour avoir escroqué des directeurs d’hôtels. Dans un autre cas, un promoteur immobilier a été accusé d’avoir escroqué quatre sœurs en leur dérobant leur héritage.

Appels à la vigilance

Face à la recrudescence des cas d’escroquerie, les autorités multiplient les mises en garde. La police de Blida a récemment lancé un appel à la population pour rester vigilante face aux tentatives de fraude. De même, les concessionnaires automobiles ont mis en garde les clients sur des points cruciaux à vérifier lors de transactions.

Ces affaires soulignent l’importance de la vigilance des citoyens et du renforcement des contrôles administratifs pour lutter contre les différentes formes d’escroquerie qui persistent dans le pays.

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