L’ancien ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, actuellement en fuite en France, fait face à de nouvelles poursuites judiciaires en Algérie. Le procureur du pôle national financier près le tribunal de Sidi M’hamed a requis une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende de 800 millions de dinars, avec maintien du mandat d’arrêt international.
De nouvelles accusations de blanchiment d’argent
Cette nouvelle affaire concerne la création d’une société écran dénommée Royal Arrival Corp en 2015, alors que Bouchouareb occupait encore son poste ministériel. L’enquête révèle des transferts illégaux de 700.000 euros d’Algérie vers le Luxembourg, puis vers la Suisse, via une banque à Genève.
Des charges multiples et une amende colossale
Le ministère public a requis une amende de 32 milliards de dinars contre la société Royal Arrival Corp. Les charges retenues incluent le blanchiment d’argent, le transfert illégal de fonds, et l’acceptation d’avantages indus dans le cadre de contrats publics.
Un contexte plus large de lutte contre la corruption
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus vaste de lutte contre la corruption en Algérie. Récemment, neuf accusés, dont un maire, ont été mis en justice pour corruption à Batna. Dans le secteur public, un ancien employé de Sonatrach a été condamné à quatre ans de prison pour tentative d’escroquerie.
La situation judiciaire actuelle
Abdeslam Bouchouareb, qui a déjà été condamné à 20 ans de prison ferme dans une précédente affaire liée au secteur automobile, reste en France où il a demandé protection. Les autorités algériennes maintiennent leur demande d’extradition, alors que la justice française doit se prononcer sur son cas.
