Selma Malika Haddadi, ambassadeure d’Algérie à Addis-Abeba, a été élue vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) avec 33 voix. Cette nomination marque une étape importante pour la diplomatie algérienne, alors que Mme Haddadi succède à la Rwandaise Monique Nsanzabaganwa.
Une élection stratégique à la Commission de l’UA
Le scrutin s’est déroulé samedi à Addis-Abeba, où Mme Haddadi a remporté une victoire décisive face à la candidate marocaine, éliminée au sixième tour. Les candidates libyenne et égyptienne s’étaient retirées respectivement au premier et troisième tours. Cette élection confirme la position influente de l’Algérie au sein de l’organisation panafricaine.
Un parcours diplomatique exemplaire
Âgée de 47 ans, Selma Malika Haddadi est reconnue comme une diplomate chevronnée avec plus de vingt ans d’expérience. Son parcours inclut notamment le poste de directrice générale Afrique au ministère des Affaires étrangères (2023-2024) et celui d’ambassadeure extraordinaire au Kenya et au Soudan du Sud (2019-2023).
Entre 2015 et 2019, elle a exercé les fonctions de ministre conseillère à l’ambassade d’Algérie en Éthiopie. Sa carrière s’est également illustrée par la direction du bureau algérien pour les réfugiés et les apatrides (2012-2013).
Une vision nouvelle pour l’Union africaine
Dans sa nouvelle fonction, Mme Haddadi s’engage à renforcer la gestion administrative et financière de la Commission de l’UA. Elle a présenté un programme axé sur la promotion du panafricanisme et le renforcement de l’unité africaine.
Parmi ses priorités figure la consolidation des partenariats avec les institutions africaines de développement, notamment la BAD, l’Afreximbank et l’AUDA-NEPAD. Son objectif est de favoriser la réalisation des aspirations définies dans l’agenda 2063 de l’UA.
