Face à un déficit croissant en viande rouge, l’Algérie se tourne vers l’importation pour répondre à la demande nationale. Cette situation résulte de plusieurs facteurs, notamment la sécheresse qui a impacté l’élevage local et les difficultés d’approvisionnement en fourrage. Les autorités cherchent désormais à concilier importations stratégiques et relance de la production nationale.
Un secteur en difficulté face à la demande croissante
La filière des viandes rouges en Algérie traverse une période complexe, marquée par une production insuffisante pour satisfaire la consommation nationale. Pour faire face à cette situation, les autorités ont mis en place des importations régulières, notamment en prévision des périodes de forte demande comme le Ramadan.
Les défis de l’élevage local
L’élevage bovin et ovin en Algérie fait face à plusieurs obstacles majeurs. La disponibilité des fourrages reste une préoccupation centrale, particulièrement dans les régions steppiques où se concentre l’élevage ovin. La sécheresse et le surpâturage ont significativement impacté les ressources fourragères naturelles.
Pour améliorer la situation, un plan stratégique a été élaboré visant à éviter les pénuries et à stabiliser les prix sur le marché local.
Les initiatives pour la relance de la production
Des efforts considérables sont déployés pour revitaliser la filière. À Mostaganem par exemple, la production a atteint 126 000 quintaux, démontrant le potentiel de développement du secteur. Les autorités encouragent également la modernisation des installations et le renforcement des contrôles sanitaires.
Le contrôle qualité des importations
La surveillance de la qualité des viandes, tant importées que locales, reste une priorité. À Béjaïa, les services de contrôle ont récemment saisi plus de 600 kg de viandes impropres à la consommation, illustrant l’importance des mesures de contrôle sanitaire.
Perspectives et garanties d’approvisionnement
Les autorités s’efforcent d’assurer la disponibilité des produits alimentaires, notamment pendant les périodes de forte consommation. Des garanties ont été apportées concernant l’approvisionnement régulier du marché en produits de première nécessité, dont les viandes rouges.
