La cour d’assises de première instance de Dar El Beida a ouvert ce mardi le procès d’un groupe terroriste composé de 23 accusés, dont 7 sont actuellement détenus à la prison de Koléa. Ces individus sont poursuivis pour leur implication dans plusieurs attaques terroristes dans la région de Tizi Ouzou, notamment celle visant le convoi du Premier ministre en 2012.
Une organisation terroriste active depuis les années 90
Les accusés avaient rejoint les groupes armés au début des années 1990 dans la wilaya de Tizi Ouzou, sous le commandement des terroristes connus sous les noms de « Al-Hammam » et « Messrour Omar ». Ils ont opéré au sein de plusieurs brigades, notamment la katiba « Al-Ansar » et la katiba « Ali Ibn Abi Talib ».
Des actes criminels graves et répétés
Le dossier révèle que le groupe est responsable de nombreuses opérations sanglantes contre les membres de l’Armée nationale et les forces de sécurité dans la région. Leurs actions incluaient la pose d’explosifs, des attaques contre des casernes militaires et des points de contrôle, ainsi que des enlèvements d’hommes d’affaires et d’entrepreneurs contre rançon.
Le principal accusé : « Dif Allah Ahmed »
Dif Allah Ahmed, alias « Mossaab », figure comme l’un des principaux accusés avec 23 mandats d’arrêt à son encontre. Arrêté en 2016 dans une ferme avicole du village « Hendou » dans la daïra d’Azazga, il a dirigé plusieurs opérations terroristes dans les régions de Sidi Bounab, Bordj Menaiel et les forêts d’Azazga et d’Ibizar à Azeffoun.
Des saisies importantes suite aux aveux
Suite aux informations fournies par le terroriste arrêté, l’armée a découvert plusieurs caches contenant des explosifs, des armes, du matériel militaire et des vidéos d’opérations terroristes, incluant une tentative d’assassinat de l’ancien président mauritanien. Les accusés sont poursuivis pour possession illégale d’armes de guerre, homicide volontaire avec préméditation, enlèvement avec demande de rançon et appartenance à un groupe terroriste.
Un rôle clé dans la communication terroriste
L’accusé principal a avoué avoir occupé le poste de responsable médiatique au sein du groupe, chargé de l’impression des instructions et des communiqués. En 2013, il a été nommé responsable du bureau de la katiba « Ali Ibn Abi Talib » avant d’être transféré dans la région centrale d’Azazga.

