Un différend diplomatique émerge entre la France et l’Algérie concernant les modalités de rapatriement des ressortissants algériens en situation irrégulière. La compagnie Air Algérie impose désormais de nouvelles exigences documentaires, provoquant la réaction du ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Nouvelles exigences d’Air Algérie pour les rapatriements
Selon une note interne de la direction générale de la police nationale française, Air Algérie exige désormais un laissez-passer consulaire pour le retour des ressortissants algériens expulsés, même lorsque ceux-ci possèdent une carte d’identité ou un passeport algérien en cours de validité. Cette mesure s’inscrit dans le contexte de l’expulsion récente de l’influenceur Doualemn (Boualem Naman).
Réaction des autorités françaises
Face à cette situation, le ministère français de l’Intérieur a mis en place de nouvelles procédures. Les forces de l’ordre doivent désormais demander une attestation au chef d’escale d’Air Algérie en cas de refus d’embarquement d’un ressortissant expulsé. Cette directive, communiquée aux aéroports par la DIPN et la DDPN, prévoit également le relevé systématique de l’identité du chef d’escale en cas de refus de délivrance d’un écrit.
Impact sur les relations aériennes
Cette situation affecte directement les opérations d’Air Algérie, qui a programmé pas moins de 79 100 vols pour l’année 2024. La compagnie continue néanmoins ses activités régulières, notamment avec ses services de transport de passagers et ses initiatives comme l’offre Otla.
Mesures administratives en cours
Les services consulaires des deux pays sont mobilisés pour gérer cette situation administrative complexe. Air Algérie, qui applique strictement la réglementation algérienne, maintient sa position concernant les documents requis pour les rapatriements, tandis que les autorités françaises cherchent à faciliter les procédures d’expulsion.

