Le tribunal administratif de Rabat a rejeté une requête visant à interdire l’entrée au Maroc de la ministre israélienne des Transports, Miri Regev. Cette dernière est attendue à Marrakech pour participer à une conférence internationale sur la sécurité routière, malgré les protestations et une action en justice intentée à son encontre.
Une action en justice rejetée par le tribunal de Rabat
La demande, déposée par le Groupe d’Action National pour la Palestine, visait à empêcher l’accès de Miri Regev au territoire marocain. Les plaignants souhaitaient également initier des poursuites contre la ministre israélienne pour des accusations liées à des « crimes de guerre ». Le tribunal administratif de Rabat a finalement rejeté cette requête déposée en urgence la veille de l’événement.
Des accusations graves dans un contexte international tendu
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que la Cour pénale internationale (CPI) a récemment émis des mandats d’arrêt contre plusieurs hauts responsables israéliens. Les accusations portent sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés commis lors des opérations militaires à Gaza.
Polémique autour du financement de la visite
La venue de Miri Regev suscite également la controverse en Israël, où des médias s’interrogent sur le financement de son déplacement. La délégation comprend notamment le directeur général du ministère, Moshe Ben Zaken, et son assistant personnel, soulevant des questions sur le coût total de cette mission officielle.
Mobilisation de la société civile marocaine
Le secrétaire général de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Aziz Hanawi, a confirmé le dépôt de la plainte devant la Cour d’appel de Rabat. Les opposants à la venue de la ministre israélienne dénoncent ce qu’ils qualifient de « crimes de guerre de l’entité sioniste » et expriment leur solidarité avec le peuple palestinien.
Relations maroco-israéliennes sous tension
Cette visite met en lumière la complexité des relations entre le Maroc et Israël, établies officiellement depuis 2020. La participation de Miri Regev à la conférence de Marrakech cristallise les débats sur la politique marocaine vis-à-vis d’Israël et du conflit israélo-palestinien.

