Une révision majeure de la législation encadrant l’exploitation touristique des plages algériennes vient d’être finalisée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Cette refonte vise à améliorer la qualité des services proposés aux estivants tout en garantissant la gratuité d’accès aux plages, comme l’a annoncé Houria Meddahi, ministre du Tourisme, lors d’une séance à l’Assemblée populaire nationale.
Un nouveau cadre réglementaire pour les plages
La révision de la loi 03-02, qui fixe les règles générales d’utilisation et d’exploitation touristiques des plages, a été menée à son terme. Cette actualisation s’inscrit dans une démarche d’organisation optimale de la saison estivale et d’amélioration des prestations touristiques. L’objectif principal est de sélectionner des opérateurs qualifiés capables d’assurer des services de qualité.
Des mesures pour garantir l’accès aux plages
Le nouveau dispositif légal met l’accent sur la mise en place d’un cadre organisationnel renforcé pour la gestion des plages. Les amendements visent particulièrement à réglementer le droit de concession tout en préservant la gratuité d’accès pour les estivants. Les pouvoirs publics ont également prévu des dispositions pour lutter contre l’exploitation non autorisée des espaces balnéaires.
Développement du tourisme thermal et de la thalassothérapie
En parallèle de cette réforme, le secteur du tourisme thermal connaît une expansion significative avec 282 sources thermales recensées à travers le pays. Trois nouveaux centres de thalassothérapie devraient ouvrir leurs portes cette année, situés respectivement à Staoueli (Alger), Mers El Hadjadji (Oran) et Ténès (Chlef).
Dans la wilaya de Guelma, sur les treize sources thermales existantes, seules trois rencontrent des difficultés d’exploitation, principalement en raison de contraintes géographiques ou de problématiques locales. Le ministère souligne l’importance de ces installations dans le développement du tourisme intérieur.

