Deux sénateurs français, Muriel Jourda (LR) et Olivier Bitz (Horizons), ont publié une tribune appelant à la révision de l’accord franco-algérien de 1968. Cette nouvelle initiative s’inscrit dans un contexte où plusieurs responsables politiques français remettent en question ce texte historique qui régit les conditions de séjour des ressortissants algériens en France.
Une remise en cause croissante de l’accord de 1968
La tribune publiée le 18 février dans le journal La Croix marque une nouvelle étape dans la contestation de l’accord franco-algérien. Les deux sénateurs évoquent la possibilité d’une dénonciation unilatérale du texte, estimant qu’une renégociation semble peu probable « en l’absence de toute volonté exprimée par les autorités algériennes ».
Les arguments avancés par les sénateurs
Les élus français mettent en avant plusieurs points de préoccupation. Ils soulignent notamment que les ressortissants algériens représentent plus du quart des étrangers interpellés en situation irrégulière. Ils évoquent également les difficultés rencontrées par la Police aux Frontières pour obtenir les laissez-passer consulaires nécessaires aux procédures d’expulsion.
Un régime spécifique questionné
Selon les deux sénateurs, le régime actuel accorde aux ressortissants algériens des conditions plus avantageuses que le droit commun applicable aux autres étrangers. Ces avantages concernent notamment le regroupement familial et les conditions de retrait des titres de séjour. La tribune affirme que ces dispositions particulières « n’ont aujourd’hui plus de justification historique, politique ou juridique évidente ».
Le contexte diplomatique actuel
Cette initiative intervient dans un contexte diplomatique délicat entre Paris et Alger. Comme le rappelle l’actualité récente concernant les relations régionales, les enjeux dépassent le cadre strictement migratoire. Les sénateurs reconnaissent que toute modification de l’accord pourrait entraîner des répercussions diplomatiques, politiques et économiques.
Les perspectives d’évolution
Malgré leur appel à la dénonciation de l’accord, les sénateurs se disent prêts à soutenir « toute initiative visant à conclure un nouvel avenant ». Cette position s’inscrit dans une dynamique plus large de révision des accords migratoires, comme en témoignent les récentes discussions diplomatiques évoquées lors de la rencontre entre les ministres de l’Intérieur de différents pays.

