Un arrêté interministériel publié dans le Journal officiel n°11 vient modifier en profondeur le système de compensation des prix du café vert importé en Algérie. Cette réforme importante introduit une double tarification et ajuste les méthodes de calcul pour mieux prendre en compte les réalités du secteur, notamment pour les petits ateliers de transformation.
Une nouvelle approche de la compensation du café
Le ministère du Commerce intérieur et le ministère des Finances ont conjointement établi, le 16 janvier dernier, de nouvelles dispositions pour la compensation des prix du café. Cette réforme établit désormais deux tarifications distinctes, remplaçant l’ancien système à tarif unique.
Pour la revente en l’état, les prix plafonds sont fixés à 459,70 DA/kg pour le café vert Robusta et 646,74 DA/kg pour l’Arabica. Concernant les produits transformés, le café torréfié et/ou moulu Robusta est plafonné à 748,16 DA/kg, tandis que l’Arabica atteint 935,20 DA/kg.
Des ajustements significatifs dans le calcul des coûts
L’arrêté introduit une modification majeure dans le calcul du prix de revient réel. Désormais, la méthode prend en compte non seulement les frais d’exploitation traditionnels, mais également les pertes liées à la transformation, plafonnées à 20% du poids lors des opérations de torréfaction et de mouture.
Un soutien étatique maintenu
L’État algérien continue d’assurer la prise en charge de la différence entre le prix de revient réel et le prix de vente plafond. Cette mesure s’inscrit dans un plan plus large de soutien financier visant à stabiliser les prix des produits de première nécessité.
Impact sur les acteurs du secteur
Cette réforme bénéficie particulièrement aux propriétaires de petits ateliers de transformation du café. Le nouveau système prend en compte leurs contraintes spécifiques, notamment en matière de pertes lors de la transformation. Les détails de ces ajustements sont disponibles sur le portail dédié aux modifications du système de compensation.

