Un nouveau film intitulé « Les évadés de Tindouf », financé par des sociétés privées marocaines, suscite la controverse. Cette production cinématographique, réalisée par le journaliste et critique Abdelhak Najib, prétend raconter une évasion fictive de prisonniers marocains des camps de Tindouf, alors que les faits historiques démontrent une toute autre réalité.
Une production controversée aux moyens limités
Le film est produit par Orion Production en collaboration avec Line’s Event et Iktisadcom, des sociétés privées marocaines. Fait notable, le Centre du cinéma marocain (CCM), principal financier du cinéma marocain, n’a pas participé au financement de ce projet, comme le rappelle une récente analyse sur l’implication du Makhzen dans différents scandales.
Un casting méconnu pour une fiction contestée
Le film réunit des acteurs professionnels comme Driss Roukhe et Mohamed Choubi, aux côtés de jeunes talents amateurs tels que Kamal Haimoud, Karim Oujil et Mohamed Simoka. La distribution inclut également Dean Mountaki et Imane Kendili, cette dernière occupant aussi le rôle de productrice.
Une narration éloignée des faits historiques
Contrairement aux ambitions affichées, le film ne s’inspire pas d’événements réels, comme le souligne une analyse approfondie publiée par le Portail d’Algérie. Les archives historiques attestent que les soldats de la RAM sont restés volontairement dans les camps de Tindouf pendant plus de 30 ans, leur libération ayant finalement été négociée avec l’aide du fils de Kaddafi et du croissant rouge international.
De nouveaux projets en perspective
Le réalisateur Abdelhak Najib envisage déjà deux nouveaux projets : « Cannabis », un thriller sur des meurtres mystérieux dans le nord du Maroc, et « Gaza », l’histoire d’un jeune Palestinien cherchant à libérer sa sœur d’un camp israélien. Ces projets, aux thématiques différentes, devront trouver leurs propres sources de financement.

