L’influenceur algérien Doualemn a été interpellé ce mercredi 20 mars 2025 à son domicile de Montpellier en vue d’une nouvelle procédure d’expulsion vers l’Algérie. Cette arrestation intervient après la suspension d’une première tentative d’expulsion, illustrant les tensions diplomatiques croissantes entre Paris et Alger.
Une interpellation matinale sous tension
Les autorités françaises ont procédé à l’arrestation de Boualem Naman, plus connu sous le pseudonyme « Doualemn », à son domicile montpelliérain. Un nouveau arrêté d’expulsion a été émis, conduisant à son placement immédiat en Centre de Rétention Administrative (CRA). Cette décision fait suite à l’avis favorable rendu le 12 mars par la commission d’expulsion de l’Hérault.
La réaction des avocats face à la procédure
Maître Jean-Baptiste Mousset, avocat de l’influenceur, dénonce une « forme d’acharnement incomparable » et souligne que son client avait toujours répondu aux convocations judiciaires. L’équipe juridique critique particulièrement les méthodes employées, notamment l’interpellation effectuée « au petit matin » devant la famille de l’intéressé.
Un parcours complexe en France
Arrivé en France en 1988 à l’âge de 23 ans, Doualemn est père de deux enfants de nationalité française. Il avait obtenu un titre de séjour en 2010 en qualité de parent d’enfants français et était en situation régulière depuis environ quinze ans sur le territoire français, selon les déclarations de ses représentants légaux.
Les implications diplomatiques
Cette nouvelle tentative d’expulsion s’inscrit dans un contexte diplomatique sensible entre la France et l’Algérie. L’affaire Doualemn illustre les enjeux complexes des relations franco-algériennes, alors que d’autres dossiers comme les relations diplomatiques régionales et la coopération énergétique continuent d’évoluer.
Le contexte juridique de l’expulsion
La procédure d’expulsion s’appuie sur un nouvel arrêté, distinct de celui qui avait été précédemment suspendu. Les autorités françaises maintiennent leur position malgré les complications survenues lors de la première tentative d’expulsion, qui s’était soldée par un retour en France de l’influenceur.

