Le président de l’Observatoire National de la Société Civile (ONSC), Noureddine Ben Brahim, a reçu ce samedi Saâda Arabane, la plaignante qui accuse l’écrivain algérien Kamel Daoud et son épouse d’avoir utilisé son histoire personnelle sans son consentement. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts de l’ONSC pour accompagner Mme Arabane dans une affaire qui a suscité un vif intérêt tant au niveau national qu’international.
Une réception officielle pour Saâda Arabane
Noureddine Ben Brahim, président de l’ONSC, a accueilli Saâda Arabane dans les locaux de l’observatoire. Cette rencontre marque la première réception officielle de Mme Arabane par une instance gouvernementale depuis le début de l’affaire. Plusieurs membres de l’ONSC ainsi que des acteurs de la société civile étaient présents lors de cet entretien.
Au cours de la réunion, Ben Brahim a réaffirmé l’engagement de l’ONSC à suivre de près les questions touchant aux droits individuels et collectifs. Il a souligné l’importance d’apporter le soutien nécessaire à toute personne confrontée à des défis sociaux ou juridiques injustes.
Un soutien institutionnel dans une affaire médiatisée
Cette rencontre intervient dans un contexte où l’affaire opposant Saâda Arabane à Kamel Daoud et son épouse a pris une ampleur considérable. Mme Arabane accuse le couple d’avoir utilisé son histoire personnelle comme base pour le roman « Houris« , lauréat du prix Goncourt 2024, sans son autorisation.
L’ONSC se positionne ainsi comme un acteur de médiation dans cette affaire complexe, cherchant à promouvoir le dialogue et à renforcer la solidarité sociale pour surmonter cette situation de manière équitable.
Les enjeux éthiques et juridiques au cœur du débat
Cette affaire soulève des questions importantes concernant l’éthique médicale et littéraire. L’ONSC avait précédemment organisé, en collaboration avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins Algériens, une activité centrée sur « l’éthique juridique et médicale dans le cadre du secret médical », démontrant l’intérêt de l’observatoire pour ces problématiques.
Saâda Arabane a exprimé sa gratitude pour le soutien reçu de diverses couches de la société, soulignant l’importance du rôle de la société civile dans le traitement de telles affaires.
Un débat qui dépasse les frontières
L’affaire Kamel Daoud a également suscité des réactions au-delà des frontières algériennes. Une analyse approfondie de la campagne médiatique française en soutien à Kamel Daoud et Boualem Sansal a été réalisée par la chaîne YouTube Blast, comme le rapporte L’Actu Algérie, mettant en lumière les enjeux internationaux de cette controverse.
L’implication de l’ONSC dans cette affaire démontre la volonté des institutions algériennes de prendre en compte les préoccupations des citoyens et de promouvoir un dialogue constructif sur des questions sensibles touchant à l’éthique et aux droits individuels.

