Une affaire judiciaire impliquant une femme accusée d’usurpation d’identité et de diffamation a été jugée par le tribunal d’El Harrach. La prévenue, poursuivie par contumace, aurait prétendu être avocate et diffusé de fausses informations dans le but de nuire à la réputation d’un homme d’affaires local. Le procureur a requis une peine de prison ferme et une amende.
Les faits reprochés à l’accusée
Le tribunal d’El Harrach a examiné une affaire impliquant une femme identifiée comme « B.S. », poursuivie pour usurpation de la qualité d’avocate et diffamation envers un homme d’affaires spécialisé dans l’immobilier. Selon les éléments présentés lors de l’audience, la prévenue aurait tenté de porter atteinte à la réputation de la victime en diffusant des informations mensongères à son sujet.
L’affaire trouve son origine dans un litige immobilier opposant l’homme d’affaires au mari de l’accusée, qui s’est soldé par la saisie d’un bien immobilier appartenant à ce dernier à El Harrach. Suite à cet épisode, la prévenue aurait entrepris diverses actions visant à nuire à l’image de l’homme d’affaires.
Les preuves présentées par la défense
L’avocat de la victime a présenté plusieurs éléments à charge lors de l’audience. Il a notamment fait intervenir une témoin, identifiée comme « J.F. », qui a affirmé avoir reçu un appel de l’accusée. Lors de cet échange, cette dernière se serait présentée comme avocate et aurait incité la témoin à porter plainte contre l’homme d’affaires sur la base d’accusations infondées.
La défense a également mentionné l’existence d’un enregistrement audio compromettant pour l’accusée. Sur cette base, l’avocat de la victime a demandé la constitution de partie civile de son client et réclamé des dommages et intérêts s’élevant à 500 millions de centimes.
Les réquisitions du procureur
Au terme des débats, le procureur de la République près le tribunal d’El Harrach a requis une peine de 6 mois de prison ferme assortie d’une amende de 20 000 dinars à l’encontre de l’accusée « B.S. ». Le jugement a été rendu par contumace, l’accusée n’étant pas présente lors de l’audience.
Autres affaires judiciaires en Algérie
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de poursuites judiciaires en Algérie. Récemment, un entrepreneur et son associé risquent une peine de prison pour avoir dissimulé des camions destinés à la vente aux enchères. Dans une autre affaire, un jeune homme a été condamné à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d’un père de famille à Alger.
Les tribunaux algériens traitent également des affaires liées à l’incitation à l’émigration clandestine, tandis que le témoignage d’un rescapé de la migration clandestine a récemment fait l’actualité. Enfin, l’affaire de l’ancien ministre Abdeslam Bouchouareb, qui conteste son extradition depuis la France, continue de susciter l’intérêt médiatique.

