La Commission européenne lance un plan ambitieux pour remédier à la pénurie criante de professionnels de santé dans l’espace Schengen. Avec un déficit estimé à 1,2 million de médecins, infirmières et sage-femmes, l’UE cherche activement à attirer et retenir les talents dans ce secteur crucial au cours des cinq prochaines années.
Une pénurie alarmante de personnel soignant en Europe
Selon les chiffres révélés par Olivér Várhelyi, commissaire européen chargé de la santé, l’Union européenne fait face à un manque critique de 1,2 million de professionnels de santé. Cette situation préoccupante touche particulièrement le domaine des soins infirmiers, où plus de la moitié des pays membres constatent une baisse d’intérêt pour ces carrières.
Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) souligne que de nombreux pays de l’UE peinent à retenir leur personnel infirmier actuel. Sans action concrète, cette pénurie risque de s’aggraver considérablement d’ici 2030, mettant en péril la qualité des soins prodigués aux citoyens européens.
Un plan d’action sur 36 mois pour attirer les talents
Face à ce défi majeur, la Commission européenne a dévoilé un plan d’action ambitieux s’étalant sur une période de 36 mois. Ce programme, lancé en partenariat avec l’OMS Europe, vise à mettre en œuvre diverses initiatives dans les États membres de l’UE pour attirer de nouveaux talents et fidéliser les professionnels en poste.
La priorité sera accordée aux pays dont les systèmes de santé sont les plus touchés par ces pénuries. Parmi eux, le rapport EURES 2023 identifie sept nations particulièrement affectées : la Suisse, la Norvège, l’Allemagne, l’Irlande, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas.
Des opportunités pour les professionnels de santé algériens ?
Cette initiative européenne pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour les professionnels de santé algériens désireux d’exercer leur métier à l’étranger. En effet, certains pays comme l’Irlande, la Norvège, la Suisse et l’Autriche dépendent déjà fortement de personnel médical formé à l’étranger.
Il est important de noter que les démarches pour obtenir un visa de travail dans l’espace Schengen pourraient être facilitées pour les médecins, infirmières et sage-femmes au cours des prochaines années. Cependant, les candidats devront toujours se conformer aux procédures en vigueur et obtenir les autorisations nécessaires pour exercer leur profession dans le pays d’accueil.
Un enjeu crucial pour l’avenir des systèmes de santé européens
Le commissaire européen chargé de la santé a souligné l’importance de cette action, déclarant qu’elle « témoigne de l’engagement à remédier à la pénurie d’infirmières dans les États membres ». L’objectif est clair : attirer de jeunes talents vers les professions de santé tout en retenant ceux déjà en poste.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de mobilité professionnelle au sein de l’Union européenne. La plateforme EURES, parfois surnommée le « Tinder de l’emploi », recense déjà plus de 4 millions d’offres d’emploi en attente d’être pourvues dans divers secteurs.
Pour plus d’informations sur les opportunités de carrière et les démarches administratives liées au travail dans l’espace Schengen, les professionnels de santé algériens peuvent consulter les ressources suivantes :
- Titre de séjour : les dernières évolutions concernant les professions en difficulté de recrutement
- Les dernières nouvelles sur le concours de recrutement au sein du ministère de l’Intérieur
- Recrutement d’enseignants contractuels : des modalités désormais précises
Bien que ces liens concernent principalement le contexte algérien, ils peuvent fournir des informations utiles sur les processus de recrutement et les démarches administratives en général.

