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Confessions Choc de l’Imposteur Général Belhoussaïni Yaâkob

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Une affaire de manipulation et d’escroquerie à grande échelle vient d’être révélée en Algérie. Belhoussaïni Yaâkob, se faisant passer pour un général des services de renseignement, a réussi à tromper de nombreuses personnalités influentes, dont des parlementaires et des juges. Ses confessions détaillées mettent en lumière l’ampleur de ses activités frauduleuses.

Un imposteur aux multiples visages

Selon les procès-verbaux d’enquête, Belhoussaïni Yaâkob s’est fait passer tantôt pour le directeur de cabinet de la présidence, tantôt pour un général des services de renseignement. Il a utilisé ces fausses identités pour contacter et manipuler des personnes occupant des postes importants dans l’État, notamment des parlementaires et des juges de la Cour constitutionnelle.

L’imposteur a notamment fait croire à certaines de ses victimes qu’elles avaient été choisies pour devenir ambassadeurs d’Algérie en Grèce. Pour rendre son mensonge crédible, il utilisait l’application WhatsApp pour communiquer avec elles.

Des sommes importantes extorquées

Belhoussaïni Yaâkob a reconnu avoir demandé et reçu des sommes d’argent considérables de ses victimes. Il exigeait notamment 60 millions de centimes à ceux qui croyaient à sa promesse de les nommer ambassadeurs. Ces montants étaient versés sur son compte postal.

Manipulation de hauts responsables

L’accusé a également avoué avoir contacté le procureur général de la cour de justice de Médéa en 2022, prétendant être le colonel qui l’avait interrogé dans l’affaire « Tiguentourine » quelques années auparavant. Il lui a demandé d’effectuer des mouvements internes concernant des juges et des procureurs, soi-disant pour les promouvoir.

De plus, Belhoussaïni Yaâkob a admis avoir eu plusieurs conversations avec le chef de la sûreté de la wilaya de Médéa et le wali de Médéa de l’époque, se faisant passer pour un « doyen ». Il leur parlait de sujets concernant des secrets de responsables de la sécurité dans la capitale de la wilaya, y compris des commissaires d’État dans les tribunaux.

Lire aussi  Un faux général, Belhassan Yacoub, manipule des parlementaires et des juges en leur promettant de prestigieuses nominations

Un réseau de contacts étendu

L’imposteur a révélé avoir été en contact avec de nombreux hauts responsables, utilisant diverses identités fictives. Il a notamment communiqué avec le wali de Médéa via WhatsApp, prétendant être le doyen « B.B. », et a eu plusieurs conversations avec le chef de la sûreté de la wilaya.

Il a également contacté un procureur général d’un conseil judiciaire hors de la capitale en 2022, se faisant passer pour le colonel « A.A.M. » qui avait travaillé sur l’affaire Tiguentourine.

Des informations sensibles obtenues

Au cours de ces échanges, Belhoussaïni Yaâkob affirme avoir reçu des informations sur les responsables de la wilaya et leurs secrets personnels. Il a également tenté d’influencer des décisions concernant des mutations de juges et de procureurs adjoints.

L’accusé a même contacté la direction du protocole de la Cour internationale de La Haye, demandant la liste des participants français et algériens à la conférence annuelle de 2022. Il a obtenu cette liste oralement et a demandé la participation de deux membres de la délégation française.

Une affaire qui soulève des questions

Cette affaire met en lumière la vulnérabilité de certains hauts responsables face à la manipulation et à l’escroquerie. Elle soulève également des questions sur la sécurité des communications et la vérification des identités dans les cercles du pouvoir en Algérie.

Pour plus d’informations sur cette affaire, vous pouvez consulter cet article détaillé qui approfondit les ramifications de cette imposture.

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