Scandale à l’hôpital de Beni Messous : des employés du service dentaire accusés de détournement de médicaments
Un procès s’ouvrira le 22 janvier au tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais concernant une affaire de détournement de médicaments à l’hôpital universitaire de Beni Messous. Cinq employés du service de restauration dentaire, dont un ancien coordinateur, sont accusés d’avoir dissimulé et volé du matériel médical et des médicaments. Cette affaire met en lumière des pratiques illégales au sein de l’établissement de santé.
Des médicaments cachés dans les plafonds du service
Selon les informations révélées, c’est le 17 octobre que la cheffe du service de restauration dentaire a découvert des médicaments et du matériel médical dissimulés dans les plafonds de certaines salles du service. Après inspection par la police, de nombreux produits ont été retrouvés, notamment :
– 48 sacs de plâtre
– 346 couteaux à plâtre de différentes tailles
– 66 bouteilles d’alcool
– 20 boîtes de pansements stériles
– 21 champs opératoires stériles
– 147 blouses médicales
– Des gants stériles
– Du matériel pour les soins dentaires
Un ancien coordinateur au cœur du système
L’enquête a révélé que le principal suspect est un ancien coordinateur du service, « D.J. », qui aurait continué à travailler malgré son départ à la retraite. Il aurait organisé ce système de détournement avec l’aide de quatre autres employés du service, actuellement sous contrôle judiciaire. Les accusés font face à des charges de détournement de fonds publics et d’abus de fonction.
Des pratiques frauduleuses étendues
Au-delà de la dissimulation de médicaments, l’enquête a mis au jour d’autres pratiques suspectes. Le principal accusé aurait détruit des médicaments périmés sans suivre les procédures légales et aurait également sorti du matériel médical de l’hôpital vers une destination inconnue. Ces révélations soulèvent des questions sur le contrôle des stocks et la gestion des médicaments dans l’établissement.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la corruption dans le secteur de la santé en Algérie. Récemment, un médecin et une infirmière ont été interpellés pour un réseau de trafic de médicaments psychotropes, illustrant l’ampleur du problème dans le pays.
Un procès attendu
Le procès qui s’ouvrira le 22 janvier prochain devrait apporter plus de clarté sur cette affaire. Les accusés devront répondre de leurs actes devant la justice, tandis que l’hôpital de Beni Messous devra probablement revoir ses procédures de contrôle interne pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

