Le procureur général près la première chambre pénale de la Cour de justice d’Alger a requis mercredi un alourdissement de la peine contre un ancien cadre du ministère de la Justice. L’accusé, dénommé « S.B. », qui occupait le poste d’administrateur au service de formation des magistrats, est poursuivi pour l’obtention frauduleuse de documents administratifs.
Une usurpation d’identité pour obtenir des prescriptions médicales
L’affaire remonte au moment où l’accusé s’est présenté à une clinique réservée aux magistrats, prétendant être le défunt juge « Yakoubi », décédé il y a plusieurs années. Il a ainsi obtenu deux certificats médicaux : l’un concernant son diabète pour justifier une absence au travail, l’autre pour pratiquer une activité sportive.
La défense plaide l’innocence
Face aux accusations, le mis en cause nie catégoriquement s’être fait passer pour un magistrat. Il affirme avoir simplement effectué des examens médicaux de routine en raison de sa condition de diabétique. L’ancien cadre souligne avoir consacré 17 années de sa vie au service de la justice sans incident similaire.
Impact social et familial
La situation a eu des répercussions importantes sur la vie de l’accusé, notamment le gel de son compte bancaire pendant une année entière. Cette mesure a directement affecté sa famille, particulièrement ses enfants scolarisés dont il est le seul soutien.
Position du ministère public et de la défense
Alors que le parquet requiert l’aggravation de la peine, les avocats de la défense plaident pour l’annulation du jugement de première instance qui avait condamné leur client à un an de prison ferme. Ils arguent que les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis dans ce dossier.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la falsification de documents médicaux, comme en témoigne une récente affaire similaire ayant conduit à des peines de prison ferme.

