Le tribunal de Chéraga a jugé aujourd’hui en comparution immédiate sept personnes, dont deux ressortissants syriens, dans une affaire de trafic de stupéfiants. Cinq d’entre eux sont en détention provisoire, poursuivis pour possession illégale d’armes blanches et détention de substances psychotropes destinées à la vente et à la consommation personnelle.
Une opération minutieuse des services de sécurité
Suite à des informations reçues par la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale de Bouchaoui concernant une transaction suspecte de substances psychotropes, une opération de surveillance a été mise en place. Les forces de l’ordre ont saisi 1200 comprimés de prégabaline dissimulés dans un sac plastique, jeté par deux individus à moto lors de leur fuite. Une petite quantité de cocaïne pesant 0,5g a également été découverte, ainsi que des armes blanches et une somme d’argent.
Des versions contradictoires devant le tribunal
Le principal accusé syrien, dénommé « K.H. », a nié toute implication dans le réseau criminel. Se présentant comme gardien d’un centre de dressage de chiens à Bouchaoui depuis 8 ans, il a contesté avoir averti les autres accusés de l’arrivée des gendarmes. Un autre accusé, « Z.A. », a affirmé être présent sur les lieux uniquement pour acheter des boissons alcoolisées, tandis que « R.M. » a justifié sa présence par son activité de dresseur de chiens.
Réquisitions sévères du procureur
Le représentant du ministère public a requis une peine de 10 ans de prison ferme contre les accusés, assortie d’une amende de 2 millions de dinars. Il a également demandé l’émission d’un mandat d’arrêt contre les suspects en fuite. La défense du ressortissant syrien « K.H. » a plaidé l’innocence de son client, soulignant l’absence de preuves directes de son implication dans le trafic.

