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Deux ans de prison requis contre un ancien directeur d’une résidence universitaire

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Le procureur de la République a requis deux ans de prison ferme contre l’ancien directeur d’une résidence universitaire à Alger. Cette affaire, jugée au tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais, concerne des irrégularités dans l’attribution de logements à des personnes extérieures à l’établissement. Une quarantaine d’autres personnes sont également poursuivies dans ce dossier.

Des accusations graves contre l’ancien directeur

Lors de l’audience qui s’est tenue mardi soir au tribunal de Bir Mourad Rais à Alger, le procureur a requis une peine de deux ans de prison ferme à l’encontre de « T.H. », ancien directeur de la résidence universitaire Taleb Abderrahmane. Ce dernier est accusé d’avoir permis à des personnes extérieures d’occuper illégalement des chambres normalement réservées aux étudiants. Le chef du service d’hébergement de l’époque, « S.I. », est également poursuivi dans cette affaire.

Les faits reprochés concernent notamment le détournement de fonds publics et l’abus de fonction. Selon l’enquête menée par les services de police judiciaire d’Alger, des irrégularités importantes ont été constatées dans l’attribution des logements de la résidence universitaire depuis le début de l’année académique.

Une quarantaine de personnes impliquées

Au total, ce sont près de 40 personnes qui comparaissent dans ce procès, parmi lesquelles on trouve des gestionnaires, des agents de sécurité, des gardiens, des étudiants et d’autres individus extérieurs à l’établissement. Pour la plupart d’entre eux, le procureur a requis une peine d’un an de prison ferme.

Les accusés sont poursuivis pour détournement de fonds publics, abus de fonction, atteinte à la propriété immobilière et complicité dans le détournement de fonds publics. Cette affaire met en lumière des dysfonctionnements importants dans la gestion de cette résidence universitaire.

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Des explications contestées par les accusés

Lors de son interrogatoire, l’ancien directeur « T.H. » a nié les accusations portées contre lui. Il a affirmé avoir quitté ses fonctions à la résidence universitaire le 15 septembre 2024, date à laquelle il a été muté à la direction des services universitaires. Concernant la présence d’étrangers dans la résidence, il a expliqué avoir hérité de cette situation à son arrivée, avec environ 150 chambres occupées illégalement.

L’ancien directeur assure avoir fait des rapports détaillés à sa hiérarchie sur cette situation, sans obtenir de réponse. Il affirme également avoir réussi à libérer 15 chambres occupées illégalement avant son départ. Les autres accusés ont également nié leur implication, certains rejetant la responsabilité sur les organisations étudiantes.

Un phénomène répandu dans les résidences universitaires

Cette affaire met en lumière un problème récurrent dans certaines résidences universitaires en Algérie. Des cas similaires ont été signalés dans d’autres établissements, comme à Chéraga, où une ancienne employée de la mairie a été condamnée à six mois de prison pour escroquerie.

Les autorités tentent de lutter contre ces pratiques illégales, qui privent les étudiants légitimes de logements. Des sanctions légales allant jusqu’à 18 mois d’emprisonnement et 30 000 dinars d’amende sont prévues pour ce type d’infractions.

Une décision attendue

Le jugement dans cette affaire devrait être rendu prochainement. Les peines requises par le procureur sont significatives, reflétant la gravité des faits reprochés. Cette affaire rappelle d’autres cas récents, comme celui d’un expatrié risquant 3 ans de prison ferme pour incitation à l’émigration clandestine à Chéraga.

Les autorités semblent déterminées à lutter contre la corruption et les malversations dans les institutions publiques. Récemment, des peines de 3 à 6 ans de prison ont été requises contre des responsables locaux à Ain Defla dans une autre affaire de corruption.

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